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Barbaroux n'avaient point été avertis de la levée de boucliers qu'il allait provoquer. Il avait voulu se réserver la gloire d'être l'unique auteur des mesures qui, pensait-il, devaient assurer le salut de l'empire. L'Assemblée n'était nullement préparée à entendre, encore moins à voter de pareilles propositions. Elle est surprise et comme abasourdie. Les timides interrogent les audacieux du regard. Ceux-ci font signe que l'orateur n'a pas daigné les mettre dans la confidence, et qu'ils n'ont pu se concerter pour avoir une opinion raisonnée sur un ensemble de projets combinés dans une seule tête et produits inopinément au milieu d'un débat déjà si irritant. Personne ne se sent d'humeur à soutenir la discussion sur le terrain nouveau où l'a placé lîarbaroux. On se remet à délibérer, comme si de rien n'était, sur les détails de la saisie opérée à la poste par les soins du ministre de l'intérieur. Pétion luimême reconnaît que la quadruple motion du représentant des Bouches-du-Rhône doit être ajournée. Sans même aller aussi loin que Jiarrère, il propose et il fait adopter un décret ordonnant au conseil général d'envoyer le lendemain dix commissaires à l'Assemblée pour donner des explications sur l'abus qui a été fait du contre-seing du maire de Paris.
Le 31, à l'heure dite, se présente une dépulation de la Commune, conduite par Ànaxagoras Chaûmette. Celui-ci va-t-il donner à l'Assemblée nationale une seconde édition du discours qu'il a prononcé le 15 à l'Hôtel de Ville1, et dans lequel il adressait de loin aux adver-