‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. quatrièmeChapitre 180 sur 236 · Voir livre xvii, p · texte numérisé non relu

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HrSTOIRlï DE LA TERREUR.

qui font partie delà même famille un excédant qui périrait dans ses mains. »

v Chabot profite de la circonstance pour attaquer trèsvivement l'administration du ministre de l'intérieur et pour insinuer que, à l'exemple de ses prédécesseurs de l'ancienne monarchie, il pourrait bien opérer pour son compte et à son profit la hausse factice du prix du blé. Cambon, en quelques mots, prouve que ce ne sont pas les achats faits par le ministre à l'extérieur, mais bien ceux que certaines municipalités ont opérés autour d'elles avec l'argent fourni par le gouvernement, qui ont amené un renchérissement considérable dans les prix. Il propose que, en outre des 27 millions déjà accordés pour le même objet par l'Assemblée constituante et l'Assemblée législative, on mette 12 nouveaux millions à la disposition du ministre, mais que celui-ci soit tenu de les employer en achats de grains à l'étranger, afin que le soulagement d'une partie de la population ne tourne pas au détriment du reste, par suite de la hausse que produiraient naturellement les achats administratifs effectués sur les marchés de l'intérieur.

A la demande de Cambon* et de plusieurs autres députés, la discussion du projet de loi présenté par Fabre est ajournée; elle n'est reprise que le 16 novembre. Ce jour-là, le rapporteur fait une seconde lecture du travail qu'il avait présenté au nom des comités et y ajoute un projet de loi en vingt articles1. Deux députés assez obscurs, Ferrand (de l'Ain) et Beffroy (de l'Aisne) dé-

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