‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. quatrièmeChapitre 182 sur 236 · LIVRE XVIII · texte numérisé non relu

LIVRE XVIII

l'impression de tous les discours et renvoie la discussion à. un plus ample informé1.

Chaque jour les opinions les plus contradictoires se produisent à la tribune ou à la barre de l'Assemblée et viennent augmenter la perplexité des députés et du public. Le 19, Roland, « se dépouillant un moment de son litre de ministre pour parler en simple citoyen, » adresseau présideiilde la Convention un plaidoyer contre le projet des comités de l'agriculture et du commerce, et en faveur de la liberté la plus entière de la circulation des denrées2. Presque au même instant, une députation des électeurs du département de Seine-et-Oise présente un mémoire dont les conclusions sont diamétralement contraires. Amplifiant les idées exprimées trois jours auparavant par Belîroy, on y pose les bases du système du maximum qui devait ruiner et affamer la France pendant près de deux années de désastreuse mémoire. On y demande que le même cultivateur ne puisse pas exploiter plus d'un cerlain nombre d'arper.ts; que le même commerçant ne puisse employer qu'un nombre déterminé de portefaix; que les municipalités forcent les propriétaires à apporter chaque semaine au marché une certaine quantité de grain proportionnée à la récolte et qui sera taxée par la municipalité de son domicile ; enfin, que des formalités minutieuses soient établies pour le transport des subsistances dedépartement à département. La Convention vote sans discussion l'impression de la lettre de Roland ;

1. Moniteur, nn* 322 el 3-23. Journal des Débuts et Décrets, n" 58.

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