Révolutions de Paris, n° J7b
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même bonne en finances. » Son très-long article mérite une attention toute particulière, il indique très- nettement les tendances religieuses des disciples de Rousseau, e( d'avance explique la lutte à mort qui doit éclater plus tard entre les déistes, fondateurs du culte de l'Être suprême, et les athées, inventeurs du culte de la déesse Saison.
Robespierre s'incline « devant celui qui créa tous les hommes pour l'égalité et le bonheur, celui qui protège les opprimés et extermine les tyrans. » Il n'aime pas plus qu'un autre le pouvoir des prêtres, mais il estime « que la raison seule peut rompre celle chaîne attachée aux esprits. Le législateur peut aider la raison; mais il ne doit pas la devancer trop vite. Si vous bornez vos regards à l'horizon qui vous environne, peut-être croirezvous pouvoir tout faire; mais si vous embrassez la nation tout entière, si vous pénétrez surtout sous le toit du laboureur ou de l'artisan, vous reconnaîtrez sans doute qu'il est des bornes à votre puissance morale.
« Sous le rapport des préjugés religieux, notre situation me paraît très-heureuse et l'opinion publique trèsavancée. L'empire de la superstition est presque détruit. Déjà, c'est moins le prêtre qui est un objet de vénéralion, que l'idée de la religion et l'objet même du culte... Il ne reste plus guère dans l'esprit que ces dogmes imposants qui prêtent un appui aux idées morales el la doctrine sublime et touchante de, la vertu el de l'égalité que le Fils de Marie enseigna jadis à ses concitoyens. Mais, en attendant que l'évangile de la raison el de la liberté soit devenu l'évangile du monde, le peuple
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