Moniteur, n
2. Thomas Lindet avait fait partie de l'Assemblée constituante; il y était entré curé de Bernay, il en était sorti évèque d'Évreiix.
3. Voir te Moniteur, n° 330. Le même journal, n° 332, annonce que le mariage de Thomas Lindet a été consacré, suivant le rite catholique,' par un vicaire de la paroisse Sainte-Marguerite, a déjà lui-même père de famille, » Ce vicaire était le fameux Claude Bernard, dont nous avons esquissé la biographie 1. 1", p. 43 de l'Introduction.
faiblesse, ils devaient finir par l'infamie. C'esl qu'ils voyaient arriver à grands pas pour eux-mêmes l'heure de la persécution, dont, à leur instigation, avaient été frappés les ecclésiastiques insermentés. Ils croyaient ne pouvoir s'en préserver qu'en cherchant un refuge dans des affiliations avec les sociétés jacobines, dans des abjurations honteuses, dans des mariages sacrilèges.
Pendant ce temps, les mesures les plus acerbes étaient prises, conformément aux décrets de la Législative, contre les membres de l'ancien clergé. Ceux qui avaient échappé aux massacres de Paris, de Reims, de Meaux, de Lyon , et qui ne s'étaient pas expatriés, étaient entassés dans les prisons ou envoyés sur des pontons dans les différents ports de mer1.
Enfin les sectateurs des doctrines matérialistes préparaient les esprits à accepter leurs funestes principes; en attendant, ils présidaient à la violation des sépultures, sous prétexte de s'emparer du plomb des cercueils pour le service des armées, jetaient au vent les
1. Parmi les innombrables documents que nous pourrions publier pour donner une idée de la fureur sauvage qui animait les ultrarévolutionnaires contre les prêtres insermentés, nous choisissons le suivant à raison de l"étrangeté de ta proposition et de l'espèce do notoriété attachée au nom du signataire. C'est une lettre adressée au président de l'Assemblée.
« Monsieur le président, « On est fort embarrasse, a ce qu'il ma semble, de décider sur les prêtres réfractaires, dont la conscience et la théologie ridicules occasionnent tant de troubles et de massacres dans l'empire et dans les lieux mêmes où ces lions, revêtus de la peau de mouton, brigandent l'argent, le vin et les femmes des esprits faibles, dont ils captent la