‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. quatrièmeChapitre 199 sur 236 · LIVRE XVIII · texte numérisé non relu

LIVRE XVIII

cendres des morts, dépouillaient au profit de la Bépublique, prétendaient-ils, mais bien souvent au leur, les églises des richesses que la piété des fidèles y avait accumulées depuis quatorze siècles, enveloppaient dans une même haine et les prêtres qui avaient prêté le serment constitutionnel et ceux qui l'avaient refusé, annonçaient hautement que le règne de ces charlatans de toute catégorie était fini, que celui de la raison allait commencer; et, pour fêter dignement le retour des Français du XVIIIe siècle aux idées païennes , ils préconisaient en style bucolique le culte de la nature et la morale du plaisir. ■Comment pourrions-nous mieux couronner le récit

confiance et la protection. Voici ce que je propose à leur égard : nous avons chez les deys d'Alger et de Tunis nomhrR d'esclaves chrétiens, la plupart bons marins, bons militaires et surtout bons français, qui seraient extasiés d'apprendre, à leur retour dans leur patrie, les merveilles qui s'y sont opérées.

m Offrons donc à nos voisins, les deys d'Alger et de Tunis, de faireun échange de trois pour un, c'est-à-dire de trois prêtres réfractaires pour un bon patriote- S'ils perdent au marché en raison de la mauvaise marchandise que nous déporterons chez eus, combien ne gagnerons-nous pas en raison du civisme dont nos frères esclaves devenus libres seront animés?

« J'ai l'honneur d'être, etc.

« Oubtius, capitaine du bataillon.de Nazareth. »

Le signataire de cette lettre était le célèbre Curtius, qui, quelques années avant la Révolution, avait fait courir tout Paris à son exhibition de figures de cire. Il aspirait à mériter une gloire immortelle par cette proposition d'échange et de rachat, étrange parodie de la généreuse mission que s'étaient donnée les pères de la Merci.

Autrefois c'était avec l'or de la chrétienté, maintenant c'était avec des victimes humaines, que des philanthropes d'une nouvelle espèce prétendaient racheter les captifs des forbans de la Méditerranée.

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

vos

Je ces bacchanales, qu'en remettant en lumière le discours prononcé par le fameux Chaumette, au moment où, en sa qualité de président de la Commune, il faisait connaître à de jeunes époux les bienfaits de la nouvelle législation sur le divorce?

« Le mariage n'est plus un joug ni une chaîne; il n'est plus que ce qu'il doit être, l'accomplissement des grands desseins de la nature, l'acquit d'une dette agréable que tout citoyen doit à la patrie. Le divorce est le dieu tulélaire de l'hymen; il lui était réservé de remplacer, par des charmes inconnus jusqu'alors, la fatigue et le dégoût inséparables d'un lien indissoluble. La facilité de la rupture rassure les âmes timides. Libres de se séparer, les époux n'en sont que plus unis1. »

K . Moniteur, a" 297.

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