LA ROYAUTÉ EST ABOLIE EN FRANCE
La Convention avait maintenu provisoirement toutes les autorités alors existantes; mais, dès le lendemain, elle revient sur cette décision. Des pétitionnaires parlant au nom des sections d'Orléans, dont elles ne représentaient cependant qu'une infime minorité, dénoncent la municipalité de cette ville comme responsable, par son inertie et même par sa connivence, des troubles qui y ont éclaté les J.C et 17 septembre. Danton réclame vivement la parole. La veille, il avait donné des gages au parti modéré en faisant décréter le respect des propriétés ; aujourd'hui, il veut prouver à la Montagne qu'il est toujours digne de rester à la tète du parti jacobin. Il s'élève donc contre les corps administratifs et judiciaires, qui sont, dit-il, gangrenés de royalisme, et il en propose la révocation générale, immédiate; bien plus, il déclare
i. Il est à remarquer que la Convention oublia do décréler formellement l'avènement de la république. Le lendemain seulement, sur la proposition de Billaud-Varennes, elle décida que les actes publics seraient datés de l'an i« de la république française, et adapui le sceau de l'État au nouveau régime.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France