‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. quatrièmeChapitre 41 sur 236 · Voir t. NI, p · texte numérisé non relu

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deuil, j'ai vu des membres du corps législatif, forcés par d'audacieuses dénonciations de venir se démettre ici, à cette tribune, des fonctions qui leur avaient été confiées par l'Assemblée nationale; j'ai vu des municipaux violer des dépôts publics, mettre les scellés sur les caisses appartenant à la nation, s'emparer de tous les effets précieux renfermés dans des édifices nationaux , sans dresser aucun procès-verbal de tous ces enlèvements, et lorsqu'un décret a ordonné que ces effets fussent apportés à la trésorerie nationale, j'ai vu encore ce décret rester sans exécution. J'ai vu la Commune de Paris s'élever audessus des lois et refuser d'y obéir. N'existe-t-il pas une loi qui porte que la Commune de Paris sera renouvelée? Elle ne l'est pas encore! Les lois ne sont-elles donc pas obligatoires pour celte commune comme pour toutes les communes de la République? — Voilà les faits. Répondez, vous qui niez le projet d'établir à Paris une autorité dictatoriale. »

« A Douai, ajoute Fockedey1, où je me trouvais comme membre du. directoire du département du Nord, les émissaires de la Commune de Paris ont osé tenir les propos les plus incendiaires. Ils ont dit à la société populaire : « Dressez des échafauds , que les remparts « soient hérissés de potences, et que celui qui ne sera « pas de notre avis y soit attaché. La Commune de Paris « s'est emparée de tous les pouvoirs; approuvez toutes « les mesures qu'elle prendra, et elle sauvera l'empire ! »

« A Meaux, ajoute encore un représentant de Seine-

■t. Les Débats le nomment; le Moniteur dit : un membre.

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