‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. quatrièmeChapitre 45 sur 236 · LIVRE XV · texte numérisé non relu

LIVRE XV

et dans lequel il impliquait impudemment lui, Vergniaud, et avec lui Ducos, Brissot, Guadet, Condorcel, Lasource, d'autres encore.

A ces mots, Robespierre se lève et s' écrie : « C'est faux! — J'en ai la preuve, répond un autre membre1. »

Vergntaud ajoute : « Comme je parle sans amertume, je me féliciterai d'une dénégation qui me prouvera que Robespierre aussi a pu être calomnié. »

Jean Debry demande que la pièce incriminée soit renvoyée à une commission spéciale, et que, passant à l'ordre du jour sur toutes les dénonciations, l'on s'occupe des principes fondamentaux delà République. Mais Boileau, le même qui déjà, au commencement de la séance, avait raconté les prédications des commissaires de la Commune envoyés dans l'Yonne, vient dénoncer un nouvel écrit de Marat : « Voilà, dit-il, ce que ce léopard écrit avec ses griffes teintes de sang2 : u Si daus « les huit premières séances de la Convention les bases « de la Constitution ne sont pas posées, n'attendez plus

1. Le Moniteur attribue à Sergent la dénégation lancée à Vergniaud. Le Journal des Débats et Décrets la restitue à Robespierre (p. 94) et la faitsuivre îi l'instant même de la contrc-dériégalion d'un autre dëpulé qui offre d'administrer la preuve de ce qu'avance Vergniaud. M. Louis Blanc, qui ne connaît que le Moniteur et qui n'a jamais songé à le comparer aux autres journaux de l'époque, commet donc une grave erreur lorsqu'il prétend (t. VII, p. 373} que Vergniand resta sous le coup de co démenti. L'accusation lancée le 1" et le 2 septembre par Robespierre contre les chefe de la Gironde n'était-elie pas d'ailleurs de notoriété publique? n'était-elle pas consignée à sa date sur les registres de îa Commune? (V. t. Ilf, p. 205 et 241.)

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