Jowiial des Débats ci Décrets, p
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« rien de vos députés; vous êtes perdus pour jamais... (i 0 peuple babillard, si tu savais agir? »
« A l'Abbaye ! à l'Abbaye ! » crie-t-on de toutes parts 4.
« Et moi, ajoute Boileau, je demande que ce monstre soit décrété d'accusation. »
Marat était au pied de la tribune, impassible et souriant; il semblait prendre en pitié les colères et les agitations que les écrits signés de son nom venaient de soulever. Dès que Boileau a fini de parler, il demande la parole. « Qu'il s'explique à la barre! » crie-t-on de différents côtés. Sans s'émouvoir, Y Ami du peuple prie l'Assemblée de ne pas se livrer à un accès de. fureur, mais bien plutôt d'écouler tranquillement le premier numéro d'une nouvelle feuille qu'il vient de fonder sous le nom de Journal de la République française ; « L'article lu par Boileau, dit-il , date déjà de dix jours; je l'ai écrit lorsque j'ai vu nommer à la Convention des bommes que j'avais dénoncés comme ennemis publics, lorsque je craignais de voir triompher cette faction de la Gironde qui me poursuit aujourd'hui. Mais la preuve incontestable que je veux marcher avec vous, avec les amis de la patrie, c'est l'article que je vais vous lire. Alors
4. Plusieurs historiens, notamment M. Louis Blanc, prétendent que des cris à la guillotine se firent entendre à ce moment. Comment une assemblée qui aurait eu quelque souci de sa dignité, aurait-elle pu laisser impunie une pareille manifestation ? Ni le Moniteur, ni le Journal des Débats et Décrets n'en font mention. On trouve ce fait consigné dans le Journal de la République, c'cst-ii-dire dans le journal de Marat lui-même. Voilà, il fout en convenir, un témoignage bien solide et bien acceptable I
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France