‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. quatrièmeChapitre 50 sur 236 · LIVRE XV · texte numérisé non relu

LIVRE XV

(1er qu'on les maintienne au poste qu'ils ont si étrangement usurpé: « Forts de notre conscience, disent-ils, nous repoussons les calomnies dont nous avons été l'objet. Nous avons cherché à déjouer tous les complots j à dévoiler toutes les trames ; nous en tenons le fil ; nous avons les preuves de la trahison des grands conspirateurs. Dans l'intérêt du peuple, il serait dangereux do remettre à d'autres l'achèvement de notre œuvre. Les membres du comité de surveillance demandent et sont prêts à continuer leurs fonctions sous leur responsabilité. »

Devantune pareille audace, Rewbell s'écrie: «Qu'estce que tout cela signifie? quelles sont ces gens qui viennent nous dire qu'ils ne veulent pas exécuter la loi? Je demande l'ordre du jour. » Mais la majorité veut faire preuve d'impartialité ; la pétition est renvoyée au comité de sûreté générale, pour en faire rapport sous trois jours1.

Ainsi toujours atermoyer, lorsque la Commune ellemême ne cherchait qu'à gagner du temps, lorsque rien n'était plus facile que de profiter de la réaction qui se manifestait de toutes parts contre les actes de la Commune et de ses suppôts. Cette réaction se traduisait chaque jour par des adresses fulminantes qu'apporiaient à la barre les délégués des sections les moins suspectes de constitutionnalisme ou de modérantisme , comme on disait alors. Écoutons la pétition du faubourg Saint- Antoine :

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