‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. quatrièmeChapitre 51 sur 236 · I. Journal <fes Déliais ai Décrets, n° 9, f · texte numérisé non relu

I. Journal <fes Déliais ai Décrets, n° 9, f

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

« Législateurs *, « La section des Quinze-Vingts, qui n'a pas craint de poursuivre autrefois ie despotisme couronné, vient vous dénoncer aujourd'hui la Commune de Paris. Les décrets de l'Assemblée législative sont sans vigueur ou méprisés ; les vôtres même demeurent sans exécution, et cependant le pouvoir exécutif ne poursuit pas devant les tribunaux les magistrats prévaricateurs, qui cherchent à perpétuer le désordre et l'anarchie. Lorsque, deux jours avant votre installation , l'Assemblée législative décréta que, sous trois jours, la municipalité de Paris serait renouvelée en entier; lorsque vous-mêmes, citoyens législateurs, avez ajouté à cette loi quelques articles pour en faire le complément, vous èles-vous imaginé que la municipalité ne la mettrait pas à exécution , ou que le ministre négligerait les mesures nécessaires pour venger la majesté nationale outragée? Cependant le fait est constant, et nos municipaux provisoires se jouent de vos décrets, comme ils ont fait de ceux de vos prédécesseurs; la loi est méprisée, et votre autorité avilie; nous n'avons plus de procureur de la Commune, plus d'administrateurs de police en état de remplir des fonctions aussi essentielles. Enfin, maigre vous, tout est provisoire à Paris. La tyrannie seule de nos municipaux patrioticides semble s'éterniser.

« N'est-il donc pas temps que l'empire de la loi

-). Cetteadresse delà section des Quinze-Vingts se trouve au nD 276 du Moniteur; mais les expressions en sont généralement atténuées. Nous rétablissons le texte d'après l'original que nous avons retrouvé.

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