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HlSTOMil- DE LA TERREUR.
Après comme avant la canonnade de Valmy, la route de Chàlons et de Paris était ouverte devant les Austro- Prussiens. Le duc de Brunswick n'avait pas voulu s'y engager sans avoir chassé les Français de la position qu'ils occupaient. Sa tentative ayant échoué, devaili] marcher sur Paris ou livrer un second combat? L'un et l'autre de ces partis étaient pleins de périls. Marcher immédiatement sur Paris, c'était courir le risque d'être poursuivi par une armée de soixante mille hommes, enivrés d'enthousiasme par leur premier succès, et de se heurter contre les levées en masse qui s'organisaient
allait devenir la grande œuvre de sa vie. Attaché comme secrétaire intime au grand duc de Woimar, il suivit l'élat-major général de l'armée austro-prussienne jusqu'à Valmy et durant toute la retraite. Interrogé le soir du 90 septembre sur les résultais de la journée, il prononçait ces paroles prophétiques : « Je pense que sur cotte place et a partir de ce jour commence une ère nouvelle pour l'histoire du monde, et nous pourrons dire: J'étais là! »
Chateaubriand avait vingt-quatre ans à peine ; il s'ignorait lui-môme. Revenu d'Amérique « pour verser son sang au service de son roi, dont il avait appris les malheurs sur les bords de l'Oliio, chez les Si m inoies et les Huscoculges, » il n'avait pu, avec son frère ainé, rejoindre l'armée dfs princes que dans les dernier? jours d'août et au moment même où, après avoir pénétré en France, elle se dirigeait surThionville. Chateaubriand, perdu dans les rangs d'une compagnie de gentilshommes bretons, lit la campagne avec un mousquet dont le chien ne s'abattait pas, le manuscrit de 'son Voyage en Amériqitc, Atala et un petit Homère. Uans cette courle expédition, il
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