‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. septièmeChapitre 146 sur 246 · LIVRE XXXVIII · texte numérisé non relu

LIVRE XXXVIII

Dans lout ceci, Danton n'avait pas paru, niais il avait confié le soin d'escamoter le vote à deux de ses amis intimes, Lacroix et Hérault-Séchelles. Ceux-ci avaient merveilleusement accompli cette tâche. Danton avait été longtemps à prendre sa résolution; il sentait vaguement que l'abîme qui s'ouvrait pour ses adversaires pourrait bien ne se refermer qu'après l'avoir dévoré lui-même. Habitué aux orages 'révolutionnaires , il avait le pressentiment que la tempête qu'il soulevait ne s'arrêterait pas aux premiers obstacles, mais balayerait impitoyablement lout ce qui tenterait de s'opposer à sa fureur. Les avances qu'à plusieurs reprises il avait faites à la Gironde avaient été repoussées avec dédain. A chaque fois, le spectre de septembre s'était dressé entre lui et ses anciens adversaires; Après la séance du 27 mai, les rôles furent intervertis : quelques députés girondins essayèrent de ramener le terrible tribun à des sentiments plus conciliants; mais son parti était pris irrévocablement. A ces tardives ouvertures il répondit : Ils n'ont pas confiance, témoignant ainsi lout à la fois et de sa résolution immuable et de ses regrets impuissants.

ses papiers sont en sûreté, et ses ennemis seront trompés au moins à cet égard.* Vous pouvez casser votre commission, mais elle n'aura rien à se reprocher envers la patrie, et ce n'est pas votre commission qu'il faudra plaindre.

« Mollevault, président; P. Iîabaut,' secrétaire, •t 27 mai au soir 1793, an 2e de la République, o

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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