LIVRE XL
tacle nous donnent-ils? toujours les mêmes tergiversations, toujours la même indiscipline, aucune unité dans leurs vues, aucune persistance dans leurs résolutions. Lors du procès du roi , les uns proposent l'appel au peuple, les autres le rejettent; les uns votent pour la npri, les autres pour la détention. Ils réclament successivement la convocation des Assemblées primaires, la réunion des suppléants à Bourges, la translation de l'Assemblée à Versailles. Ils abandonnent ces propositions presque aussitôt après les avoir produites. Ils ne savent s'accorder sur la conduite à tenir, ni pendant la lutte suprême ni après la défaite. La plupart s'abstiennent de paraître le 2 juin à l'Assemblée; ceux, qui s'y rendent n'ont ni le même langage ni la même atti- . tude; les uns obéissent au décret d'arrestation, les autres croient devoir s'y soustraire. Ces deux partis leur sont également funestes. Presque tous périssent, ceux-ci sur J'échafaud, à. Paris, à Bordeaux; ceux-là au coin d'un bois, au détour d'une. haie, traqués comme des bêtes fauves. Plaignons-les et ne maudissons pas leur mémoire. Ils aimèrent sincèrement la liberté.