LIVRE XXXIV
où il fut enferme d'abord au fort de Notre-Dame de la Garde et ensuite au fort Saint-Jean. Son père et son plus jeune frère vinrent bientôt l'y rejoindre.
Jusqu'au 15 avril rien ne transpira à Nice sur les événements qui s'étaient accomplis à Saînt-Amând et à Paris. Cependant Biron en savait quelque chose, car il avait reçu le 12, par un courrier particulier, une lettre.de son ami, le général Yalence, qui l'informait de l'arrestation des commissaires de la Convention1 et lui faisait pressentir la levée de boucliers de Dumouriez; mais il ne laissa rien paraître et attendit les événements. Enfin arrivèrent et le décret qui mettait hors la loi le général en chef de l'armée du Nord, et les dépêches du