‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. troisièmeChapitre 121 sur 262 · I. Mémoires de M™ Roland r p. 67, i" édition · texte numérisé non relu

I. Mémoires de M™ Roland r p. 67, i" édition

Le ministère de l'intérieur était alors établi rue Vivienne, dans l'ancien hôtel du. contrôle général. Cet hôtel fait aujourd'hui partie de la Bibliothèque impériale.

tificat qui constatait qu'ils n'y avaient trouvé absolument rien qui parût contraire à l'intérêt public.

Dureste, de ces deux visites, les dictateurs de l'Hôtel de Ville retirèrent tout le succès qu'ils en attendaient. Roland fut annihilé, l'Assamblée fut frappée de stupeur, et le comité de surveillance n'eut plus à redouter de résistances d'aucun genre.

Entre minuit et une heure, les députés qui tenaient la permanence de l'Assemblée, apprenant que les massacres continuaient, se hasardèrent à se mettre en communication avec la municipalité afin de connaître officiellement le véritable état des choses i.

Au moment où la lettre des représentants du peuple parvint aux commissaires de la commune, ceux-ci s'occupaient de tout autre chose que du sort des prisonniers. Us ordonnaient des recherches de fusils, des appositions de scellés, des visites dans les maisons des suspects, recevaient des communications sur des objets parfaitement indifférents, tels que les théâtres, la Bourse. A peine i-ctrouve-t-on, dans leur procès-verbal , quelques traces de ce qui se passe au dehors; on y lit seulement, par intervalle, des mentions telles que celles-ci :

— « MM. Truchon et Duval-Destain sont nommés commissaires pour faire une visite à l'hôtel de la Force, au quartier des femmes. » — « On dépose sur le bureau une somme de cent louis en or, etc..., formant ensemble de 2,463 livres, ladite somme trouvée dam

t . Rapport du députe Baignoux a l'ouverture de la séance du 3 septembre. Jour/ml des Débats et Décrets, p. 37, n° 343.

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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