Le Moniteur du 20 brumaire (10 uovembret
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NOTES. «31
qu'on ne violât les dépôts confiés à la commune... J'ai fait mon devoir en cette occasion, je le ferai encore en démasquant les provocateurs de cette journée sanglante qui siègent parmi nous1. » La convention applaudit. Tous les regards se tournent vers Panis et Sergent, les derniers représentants du trop fameux comité de surveillance.
Mais la réaction vers les idées de justice et d'humanité s'accentuait de plus en plus. Tous les jours, des députations des sections parisiennes venaient demander la punition de ces individus que l'on appelait alors la queue de Robespierre. Le 13 ventôse (3 mars 1795), un orateur, parlant au nom de la section des Invalides, s'exprimait ainsi :
« Indulgence pour la tourbe des faibles, dont les yeux, mais non les âmes, ont été fermés à la lumière... Mais guerre à mort aux chats-tigres ! ces hommes n'avaient d'humain que la figure et leurs cœurs étaient de fer. Accélérez le retour de l'ordre par le jugementdes grands coupables, des exécrables assassins du 2 septembre, des scélérats qui conduisirent froidemeent une foule de prévenus d'Orléans à Versailles pour s'abreuver de sang jusqu'à satiété »
Les juges qui avaient déjà les premiers en 1792 donné l'exemple des poursuites contre les assassins de septembre furent encore les premiers à seconder ce réveil de l'opinion publique. Les magistrats de Saône-et-Loire reprirent l'instruction qu'ils avaient commencée, dès 1792, contre les assassins des prêtres de Couches; ils purent mettre la main sur quatre des contumaces condamnés à mort le 17 janvier 1793, et recommencèrent contradictoirement leur procès. Les assassins espéraient trouver en 1795, dans la Convention, une indulgence égale à celle dont leurs complices avaient profité en 1793; mais les temps n'étaient plus les mêmes. Cette assemblée régénérée par le malheur passa à l'ordre du jour sur la pétition que ces misérables lui adressèrent. Le tribunal criminel de Saôneet-Loire, sur le verdict affirmatif du jury, condamna à mort