‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. troisièmeChapitre 254 sur 262 · Moniteur du 3 pluviôse {22 janvier i795), p · texte numérisé non relu

Moniteur du 3 pluviôse {22 janvier i795), p

2, Moniteur du 16 ventOse (6 mars 1705), p. m.

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deux des accusés et acquitta les deux autres 1 (6 prairial, an m).

D'autres tribunaux suivirent l'exemple des magistrats de Saône-et-Loire.

Le tribunal criminel de la Marne avait également entamé une procédure contre les auteurs des assassinats de Reims et la poursuivait très-activement.

Celui de Seine-et-Oise avait commencé, dès le 10 germinal, des poursuites contre Fournier l'Américain et deux individus beaucoup plus obscurs, qui étaient prévenus d'avoir participé aux meurtres de Versailles. C'était un ouvrier teinturier nommé Tamisier et un ouvrier sur les ports nommé Bouchot. On avait envoyé des commissions rogatoires à Orléans, et nous avons donné, dans une note précédente (pages 601 et suivantes), quelques-unes des principales dépositions qui furent recueillies contre le commandant de l'armée parisienne.

Diverses sections de Paris commencèrent officiellement des enquêtes sur les événements de septembre *.

Après la journée du 13 germinal, dans laquelle le parti jacobin, relevant la tête, avait voulu s'opposer au décret de transportation qui avait frappé les trois membres de l'ancien comité de salut public, Billaud-Varenne, Collot-d'Herboîs et liarrère ; après celle du 1er prairial an in, où les bandes démagogiques

1. L'un des deux condamnés à mort, Forgeot, ferblautier, à Couches, se donna la mort dans sa prison. L'autre, nommé Masson, tailleur d'habits, fut exécuté sur la place publique d'Autan. La pétition, qu'ils avaient adressée à la Convention avant leur mise en jugement, contenait les phrases suivantes : u Déjà vous avez passé l'éponge de l'oubli sur une foule de traits de cette sorte, arrivés dans plusieurs endroits de la Ilépubliquc, et i!h sont inîr^u^tli^ que le voile que vous avez déjà employé servira encore à leur égard pour cacher toute la noirceur du crime dont ils sont prévenus... l'on regardait les prêtres comme les vrais aun.'.ni's du tous nos mauïi vous les avez vous-mêmes crus si dangereux que vous les aviez proscrits du territoire français... Les quatre prêtres ont été victimes. Le peuple en furie leur a donné la mort et l'on croyait si bien avoir fait une belle action que chacun, le lendemain, se vantait d'en avoir tué sa bonne part... Vous hésiterez d'autant moins, citoyens représentants, a leur accorder ce que vous demandent les pétitionnaires, que ce sont quatre pères de famille, quatre sans-culottes, sur la conduite desquels il n'y a jamais eu le moindre reproche à faire, qui ont toujours marché dans les sentiers de la probité et de la vertu... »

2. Nous avons retrouvé la délibération par laquelle fut constituée la commis-

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avaient tenu asservie la Convention pendant quelques heures et égorgé le courageux Féraud, les représentants du peuple comprirent qu'il n'était plus temps d'user de ménagements avec un parti incorrigible; ils firent fermer le club de la rue Saint- Honoré et rendirent, le h messidor, une loi qui renfermait des dispositions ainsi conçues :

« Les tribunaux criminels de département connaîtront immé-

sion d'enquête de la section de l'Unité ou des Quatre-Nations , précisément cette dont nous avons parlé dans une note précédente, p. 529. »

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