‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. troisièmeChapitre 46 sur 262 · Voir la noie I[ du premier volume · texte numérisé non relu

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Les colères démagogiques poursuivaient non-seulement les prêtres insermentés, mais jusqu'aux sœurs de charité qui, encore à cette époque et au milieu des troubles populaires, continuaient de se dévouer au service des pauvres et des malade?. Il i- une lettre écrite à l'Assemblée par la section du Roule, en date du 34 août (Journal des Débals et Décrets, pages 33 et 3:>, n° 331 ; Moniteur, p. 4010), nous voyons « que les sœurs grises de la paroisse de la Madeleine furent enlevées de la maison qu'elles occupaient encore el conduites devant le comité civil de la section. » Une populace furieuse les entourait, les accablait, d'injures et de menaces. Il fallut l'intervention de deux membres de l'Assemblée nationale, envoyés par elle, pour apaiser le tumulte et faire réintégrer les pauvres sœurs dans leur domicile.

Dans une autre lettre, adressée à la Législative par la section des Quinze-Vingts, et postérieure de quelques jours, nous lisons la dénonciation suivante: « Les sœurs grises qui desservent l'hôpital des Enfants-Trouvés du faubourg Saint- Antoine, se sont constamment refusées, en 1790, à prêter le serment que la loi ordonnait à tout fonctionnaire public. » — Les sœurs grises transformées en fonctionnaires publics!!! — « Ces sœurs insinuent dans l'esprit des enfants les principes les plus dangereux, jusqu'à leur persuader que s'ils communiaient de la main d'un prêtre assermenté, ils recevraient le diable au lieu de Dieu; elles ont constamment favorisé les prêtres réfraclaircsotau mépris dû toutes les lois, elles en ont toujours retiré

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