‹ Histoire de la Terreur 17921794. T. troisièmeChapitre 55 sur 262 · LIVRE X · texte numérisé non relu

LIVRE X

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tard, après bien des tâtonnements et des excitations de tout genre, après bien des remaniements de personnel et des modifications de législation, qu'on arriva au beau idéal de la justice démagogique, réalisé par le décret du 22 prairial an ji. En août 1792, on daignait encore écouter Ja défense des accusés ; on consacrait quelques heures à l'instruction d'une affaire ; Fouquier-Tinvilte lui-même, alors seulement l'un des sept directeurs du jury, montrait quelque humanité, quelque respect des formes.

Le premier de ces acquittements fut prononcé en faveur du vieux D'Àffry, colonel des Suisses. II n'eut pas de peine à prouver qu'il était malade au moment de la catastrophe, et qu'il n'avait en rien participé à la défense des Tuileries. Acquitté solennellement le 2S août, il fut traduit de nouveau devant le tribunal quelques jours après. On n'avait pas craint de violer à son égard tous les principes de la législation criminelle, en le soumettant pour le môme fait à un nouveau jugement. Mais il fut renvoyé absous une seconde fois par le jury, «à la grande satisfaction du peuple, » dît lui-même le rédacteur ultrapatriote du Bulletin du tribunal du 17 août.

Il en fut de môme d'un nommé Dossonville, limonadier et officier de paix de la section Bonne-Nouvelle, accusé d'être l'agent et le complice de CoIlenot-d'Ângremont, mais dont le royalisme tenait plus aux opinions des habitués de son estaminet qu'aux siennes propres1.

Le 28 août commença le procès Montmorîn. II y avait deux personnages de ce nom, assez proches parents.

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