‹ Histoire de la Terreur á Bordeaux, Volume 2Chapitre 28 sur 42 · MOREL · texte numérisé non relu

MOREL

Barsac,

Par la Commission :

GiFFEY, secrétaire.

NOTE VIII, p. 114.

LIBERTÉ, VIVRE LIBRE ou MOURIR. ÉGALITÉ.

Au nom de la République française une et indivisible,

Bordeaux, le troisième jour de la deuxième décade du deuxième mois de Tan II de la République (3 novembre 1793).

Les Représentans du peuple en séance à Bordeaux, Requère (sic) les administrateurs du district de La Réole, département du Bec-d'Ambès, de leur présenter dans le délai de

quinzaine Tétat nominatif de tous les gens riches, aristocrates et hommes suspects et accapareurs, qui doivent en ce moment être taxés révolutionnairement pour subvenir aux dépenses extraordinaires, ainsi que Tindication précise des sommes qui peuvent

être imposées.

Signé : Taluen.

Par les Reprétentans du peuple :

Signé : Peyrend d^Herval, secrétaire de la Commission, commissaire des guerres.

(Archives de la Gironde, série L.)

NOTE IX, p. 140.

Du 26 frimaire an II (16 décembre 1793).

La Commission militaire, instruite que les Représentants du peuple ont reçu plusieurs lettres anonymes dans lesquelles on les insulte de la manière la plus indécente, et on ose même les menacer des plus affreux supplices ;

Que la représentation nationale vient d'être encore une fois violée à Bordeaux dans la personne du député Tallien qui, de concert avec son collègue Ysabeau, travaille avec tant de zèle à la propagation des vrais principes et assure la subsistance du peuple;

Qu'arrêté le 23 frimaire, à neuf heures trois quarts du soir, par cinq scélérats, ce digne représentant de la nation faillit à subir le sort du courageux Beauvais ;

Considérant que des conspirateurs, qui sont encore en grand nombre dans Bordeaux, veulent décourager les Représentants du peuple ou rendre inutiles les efforts généreux des sans-culottes;

Considérant qu^ils doivent tous se réunir plus que jamais afin de découvrir tous les malveillants, et de faire avorter leurs trames criminelles ;

Considérant que le tribunal chargé de poursuivre tous les ennemis de la Révolution ne peut s'empêcher de rechercher par tous les moyens qui sont en son pouvoir les auteurs de tous les crimes qui ont été commis contre les Représentants du peuple ; Arrête:

10 Tous les bons citoyens sont invités, au nom de la patrie et de leur propre sûreté, de se rendre au secrétariat de la Commission militaire pour y dénoncer les auteurs, fauteurs ou instigateurs des lettres anonymes, des propos contre les Représentants du peuple et de l'assassinat du député Tallien.

2« Tous ceux qui auraient eu la faiblesse de retirer^ quelque

personnage suspect et qui par là sont devenus les complices de tous ces crimes sont requis de les dénoncer à Tinstant, et s'ils obéissent à la présente réquisition, le tribunal, en fiiveur de leur démarche quoique tardive, leur pardonne d'avance cette faiblesse criminelle.

30 Tous ceux qui, ayant entendu quelque propos qontre les Représentants du peuple, contre les autorités constituées ou contre la Liberté, ne s'empresseront point d'en instruire la Commission, ceux qui, sachant que telle personne suspecte est logée dans tel lieu, ne viendront pas la dénoncer, seront punies des peines les plus sévères.

Fait en l'audience publique, les jour, mois et an susdits.

Signés : Lacombe, président.

GiFFEY, secrétaire-greffier.

NOTE X . p. 142.

ARRÊTÉ

du COMITÉ RÉVOLUTIONNAIRE DE SURVEILLANCE

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