Séance des Jacobins du 16 août
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La Convention tournait dans un cercle vicieux. Ea cherchant, par l'emploi des moyens révolutionnaires, à combattre la grève de l'argent, elle augmentait tou^ à la fois la crise monétaire et la dépréciation des as^goats. Cette question du papier-monnaie était l'objet de ses constantes préoccupations, et les empiriques ne manquaient pas pour proposer leurs remèdes.
Dans la séance du 31 juillet*. Chabot prend la parole et déclare que le décret rendu contre les accapareurs a redoublé la Sèvre de l'agiotage, que te but de la mesure n'est pas atteint, que le peuple est seul à souffrir du prix exorbitant des denrées.
« Les assignats à la face du tyran, dit-il, gagnent dix pour cent chez les messieurs de Lyon, de Bordeaux, de Marseille, de Paris. Je viens vous proposer de les punir, par où ils ont péché envers la République. H faut décréter que les assignats royaux, de la valeur de 5(Mivres et au-dessus, ne seront reçus qu'en payement des biens nationaux. Au mois de janvier, tous les assignats royaux seront annulés. La mesure que je vois propose bonifie de moitié les assignats en circulation, sans aucune injustice, car entre les mains de qui sont ces assignats royaux? C'est dans les mains des aristocrates, des Autrichiens, et de tous ceux qui eurent