‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 2)Chapitre 120 sur 165 · VIII · texte numérisé non relu

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renvoyée au Comité de sûreté générale, qui relâcha les comédieDS, ea les engageant à se moraliser '.

Les artistes de l'Opéra, qui tremblaient de subir le même sort que leurs infortunés camarades, se hâtèreol de venir prolrater à la Commune de leur dévouement aux institutions républicaines '. Ils déclaraient à la séance du 7 septembre que, loin de s'opposer à la représentatioa des pièces patriotiques, ils les avaioat toujours bien accueillies, et qu'ils avaient même engagé des auteurs à composer des ouvrages favorables h la liberté et à l'égalité.

Le procureur de ta Commune, sans se laisser gagnw par ces protestations intéressées, fit observer que l'Opéra avait été longtemps ua Foyer de contre-révolution, non pas h cause des artistes, dont le patriotisme n'était pas suspect, mais k cause des sentiments aristocratiques des administrateurs. Il condescendit néanmoins à reconnaître qu'il fallait encourager l'Opéra qui « fait fleurir des arts agréables »; et il requit l'insertiou aux affidbes de l'adresse des artistes, avec mention civique de leur conduite, et promesse de la part du conseil de les protéger, tant qu'ils seront patriotes, contre les persécutions de leurs ennemis '.

t. MoHitearâa S6 décembre 1793.

François do NaufchAteaii, moins biea traité, ae recourra la liberté qn'après le 9 tbermidor.

S. La mumi»ian des artistes de l'Opère s'explique, par cette drconslaDce qu'ils avaient obteau la continualion de la nibrention de 150,000 livres qae leur servait l'ancienDe liste civile, par délibéntîoa da CoQseil exécutif, eu date da 3 juillet 4793, signée Destoumellas, Dalttarade, BoudioUa et Deforgues.

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