‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 2)Chapitre 121 sur 165 · LIVRE XLVII. 3BS · texte numérisé non relu

LIVRE XLVII. 3BS

Jabux de mériter encore plus les bieofaits et tes éloges de la Commune, les artistes de l'Opéra s'empressèrent de fonder un prix, de 1,300 livres destiné à l'auteur dont l'ouvrage, eo trois actes au moias, aurait été jugé le meilleur et le plus républicain *.

Cette invasion de la politique dans l'art le moins fait pour la comprendre, était la ruine de l'Opéra, et les directeurs déclarèreat qu'ils allaient fermer. La Commune les fit arrêter comme suspects, et saisissant en même temps leur matériel, autorisa les artistes à s'administrer provisoirement ■.

Dès lors, toute résistance cesse et dans chaque dtéfttre, sur l'affiche journalière, les titres les plus étran^s remplacent les chefs-d'œuvre de l'ancien répwloire. Ce qu'on demande, c'est moins la satisfaction de l'esprit que le plaisir des yeux, et la première condiibade l'admission, comme cdle du succès, est l'exagération des doctrines républicaines. Sur ce point, la censure est inflexible et personne, fût-il même représeutant du peuple, n'échappe à ses arrêts. Bientôt les pièces reçues IQ début de la Révolution sont taxées de modéranttsme; le Caïus Gracckus de Gbénier, acclamé en 1793, est interdit en 179&, et le TimoUon du même auteur est tvûlé par les ordres du Comité de sûreté générale, comme jadis les livres dangereux par la maia du bourreau. Dans son désir de régénération, la dictature avait voulu élever le théâtre jusqu'aux plus hauts sommets de l'art;

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