Monileur du 10 et du 43 mai
n,gti7cdT:G00glc
orateurs comme Robespierre et Collot d'Herbois. Les prisoDS se remplissaieat d'ianoceDts arrêtés : celui-ci parce qu'il avait porté une lettre, dont le souscripteur et le destinataire n'étaieat Dullement inquiétés; celui-là parce ' qu'il refusait d'aller à la messe d'un prêtre assennonté ; beaucoup pour satisfaire des vengeances ou des convoitises privées; tous sur le moindre soupçon.
Au mois de juin, le mal avait pris de telles proportions que Ramel proposa, au nom du Comité de législation, u l'iostitution d'une sorlede Comaiission paternelle,» composée de membres des administrations, des Conseils ^néraux des communes et des sociétés populaires, et destinée à prononcer sur la conduite des personnes détenues, à leur rendre la liberté, si elles sont innocentes, étales livrer aux tribunaux, si elles paraissent coupables'. Mais la Convention, qui venait de voter l'emprunt forcé sur les riches, n'était guère disposée à la clémence. Un grand nombre de membres réclament l'ajournement, jusqu'à la paix; d'autres, parmi lesquels Jean Bon-Saint- André, font observer qu'il s'agit d'une mesure de sûreté générale, pour laquelle le Comité estsuflisamment armé et seul compétent. Finalement le projetde Ramel est écarté par la question préalable et, à partir de ce moment, on ne s'occupe plus des suspects que pour les frapper.
Dans ce champ ouvert à toutes les exagérations, chacun cherche à dépasser son voisin. On propose tour à tour d'incarcérer les suspects, de les envoyer à la frontière, de les placer au premier rang, afin de les obli-