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4î6 HISTOIRE DE LA TEHREDR.
demi-milliard, couvrirent [a France d'un réseau de despotisme. Recnilés en général parmi.les plus fougneux démagogues, leurs membres composaient une armée formidable dont le dévouement îi la cause de la Révolutioo était d'autant plus absolu, qu'en servant leurs haines personnelleB, ils s'abritaient d'Instinct sous cette maxime de toutes les tyrannies, que Napoléon devait Tormuler, plus tard, en disant que les crimes collectifs n'engagent personne.
Les Comités révolutionnaires devinrent en peu de temps des instruments si énergiques, que la ConventîoD s'émut de leurs empiétements et se préoccupa de réprimer leur ardeur.
Le 18 octobre, un mois b peine après l'extension de leurs pouvoirs, Lecointre (de Versailles) se fit à la tribune l'interprète des plaintes qui s'élevaient, de toutes parts, contre la façon vraiment abusive dont ils appliquaient la loi des suspects.
« Les prisons, les maisons d'arrêt regorgent, disait-il, de patriotes victimes des haines et des vengeances particulières, parce que la loi qui ordonne l'envoi au Comité de sûreté générale du procès-verbal d'arrestation des citoyens incarcérés n'est point exécutée. »
Il ajoutait : u Le zèle infatigable de votre Comité de sûreté générale est paralysé, faute de recevoir ceî procès-verbaux importants; pendant ce temps les citoyens éplorés réclament inutilement justice. Voire Comité n'a point de pièces pour rejeter ou faire droit sur les réclamations. En vain, les citoyens s'adressent au Comité de surveillance qui a ordonné l'arreslation, pour
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obteoir le procès-verbal d'iDcarcéraiion; U leur etl refusé.
<' Malgré l'altention qui a été portée d^ins le choix de ces Comités de surveillaDce, quelques meofibrefi, le cœur rempli d'aristocratie, lorsqu'au dehors ils manifestent les sentiments du patriotisme le plus exalté, ne donnent même aucun motif de l'arrestation de malhmireux pères de famille incarcérés sans que l'acte d'écrou indique le fait incriminé. »
A l'appui de ses dires, Lecointre ciie les noms de plusieurs citoyens victimes de celte incroyable tyrannie; puis it propose à l'Assemblée. d'ajouter à la loi du 1 7 septembre trois dispositions complémentaires destinées à prévenir le retour de pareils abus. Ces propositions sont adoptées sans discussion et la Convention décrète : l' les Comités de surveillance seront tenus de délivrer, au moment de l'arrestation, à chaque citoyen incarcéré, copie du procès-verbal et des motifs pour lesquels il est arrêté; 2° les mêmes mentions seront inscrites sur les registres d'écrou ; 3° dans le délai de trois jours, I^ procès-verbaux des arrestations déjà eRectuées, avec les causes de ces mesures, seront tous transmis au Comité de sûreté générale'.
Mais, malgré leur sagesse, ces faibles garanties parurent excessives au Comité de sûreté gém'rale, qui entendait conserver la pleine liberté de ses actes. Dans la séance du 2/l octobre, Louis vint, en son nom, réclamer contre le décret obtenu par l'éloquence indi-