LIVRE XLVlll. il
pression présenté par le Comilé de sûreté générale, et cOQclut en ces termes : » Soyez doux, humains pour rioDoceace et le patriotisme; mais soyez iodexibles pour les eoDemis de la patrie. Votre aDcien décret vous présente tous les moyens nécessaires et raisonnables. J'en demande donc le maintien, et le rapport de celui qu'on TOUS a Tait rendre. »
Ce langageétait habile et la Convention, qui ne demandait qu'un prétexte pour être convaincue, s'empressa d'annuler le décret adopté par elle six jours aupardvani.
Les Comités révolutionnaires triomphaient et les arrestations recommi^ncèrent plus nombreuses que par le passé. Ces exc^ mêmes sont leur raison d'être, et quand, à de rares intervalles, quelques voix s'élèveront encore pour s'en plaindre, personne ne lesécouteraplus. AGn de mieux défendre les Comités, Robespierre avait dû dissimuler leurs violences. Lorsqu'il faudra les justifier, le 25 pluviôse, de s'être attaqués au père de Camille Desmoulins, Danton pourra dire ouvertement : « £n les créant, on a voulu établir une espèce de dictature politique des citoyens les plus dévoués k la liberté sur ceux qui se sont rendus suspects... En faisant trop pour la justice, on s'exposerait à tomber dans le modérantisme'. o