Moniteur du 30 octobre
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de la Révolution ; les accusés répoodeai ensuite aoi témoios, qui répliquent à leur tour. Il s'établit une discussion que la loquacité des (émoÏDS rend très longue; et aprèij ces débats particuliers, chaque accusé ne voudra-t-ii pas faire une plaidoirie générale ? Ce procès sera donc interminable. D'ailleurs, on se demande pourquoi des témoios? La Convention, la France entière, accusent ceux dont le procès s'iaslruit; les preuves de leur crime sonL évidentes; chacun a dans son âme la conviction qu'ils sont coupables; le Tribunal ne peut rien Taire par lui-même, il est obligé de suivre la loi : c'est à la CoDventioD à faii-e disparaître toutes les formalités <|ui ' entravent sa marche. »
Audouin, au .nom du club des Jacobins, vint formuler à la barre les mêmes plaintes et les mêmes demandes. « Le Tribunal, disait-il, est encore asservi à des formes qui compromettent la liberté. Quand un coupable est 'saisi commettant un assassinat, avons-nous besoin, pour être convaincus de son forfait, de coin{rfef le nombre des coups qu'il a donnés à sa victime? Eh bien! les délits des députés sont-ils plus diOlcileâ i juger? N'a-t-oo pas vu le squelette du fédéralismeî Pour que ces monstres périssent, attend-on qu'ils soient noyés dans le sang du peuple? n II proposait en conséquence : « 1' de débarrasser le Tribunal Révolutionnaire des formes qui éiouffeot la conscience et empêchent la conviction; i." d'accorder aux jurés la faculté de déclarer que leur conscience est snifîsamment éclairée. » Cette demande est aussitôt convertie en motion par Osselin, et la Convention, scindant sa décision, renvoie
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