‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 2)Chapitre 151 sur 165 · HOTES · texte numérisé non relu

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ftbar niOD service. La lettre ci-incluse pour le minieffe de la Guerre eu contient la demande. Tu voudras bien faire parvenir à ma femme cet ordre sur te champ, pour qu'elle k fasse tœtcuttr; tettre R.

a Tout va bien ici. Noua attendons l'expédition officielle du décret coQceroaot la maison de Buzot pour la raser. le crois pourtant que l'inscription fait trop d'honneur à Buzot; elle aurait dû être conçue ainsi : « Ici exista la maison du scélérat Buzot, qui troubla un instant la tranquillité de sa ville natale par ses faits inciviques. »

a Cent vingt cavaliers armés et montés sont venus se ranger sous les drapeaux de la République; nous les faisons partir pour Orléans. Tu pressens dos raisons ; mon avis serait que tous les officiers apostats fussent destitués. Comment pourraient-ils avoir notre confiance?

Il Si nous avions reçu des ordres pour pénétrer dans le Calvados (car on dit que des ordres pour cet objet nous sont nécesBairee), le roi Buzot n'existerait pas plus que son autorité, et nous pourrions tourner Nantes, etc. Nous manquons d'effets de campement, bidons, marmites, tentes, etc., etc. Ces objets utiles devraient nous arriver en poste.

« On vient d'arrêter des voitures d'effets de campement destinés poar Caen : à coup sûr les administrateiu? de Saint- Denis qui les ont expédiées doivent être et seront guillotinés. « Tout à toi.

a 2t juillet 1793.

u Mon ami, « Ton activité à me procurer l'ordre de route que je demandais pour mes chevaux ne m'a pas surpris. C'est ainsi que nous devons nous comporter entre amis républicains. Pour ce qui concerne les démarches que tu m'annonces avoir faites pour moi, de concert avec Audouin, je ne vois pas sur quoi elles peuvent porter; car moi, je ne demande rien, et je sais qu'il est plus aisé de remplir un petit RoUet qu'un poste plus plus élevé. Ne te mets donc pas en peine de moi, et que ma défense ne te cause aucun désagrément, car je serai, dans

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vingt et trente ans si je vis, le républicain le plus zélé mais le plus dégagé d'envie et d'ambition.

K Cest un grand coup d'avoir destitué Custine. La politique exigerait-elle la conservation de LamarliéreT Je n'enteDds pas cette politique qui perpétue le mal et difTëre le ïien. Moreau et Keating seront-ils conservés? Serons-nous longtemps gouvernés par les nobles et par les étrangersT

« Les négociations font ici beaucoup plus que l'etTort des armes. Lisieux nous promet une belle réception ; nous attendons une députation aujourd'hui de cette commune. L'esprit de Caen change ; les Buzotins commencent à y être conspués et l'armée elle-même se repent de bonne foi. La meilleure preuve qu'on puisse en donner est la déclaration de Wimpfea à la commune de Lisieux : « J'ai été trompé ainsi que tods, a-t-il dit, je maudis ceux qui nous ont abusés, a

tt Les bonnes gens veulent l'excuser, mais à d'autres.

(I L'armée ennemie se retire sur Bayeux bien diminuée.

« Les bataillons de Paris ne veulent pas passer le département de l'Eure, mais nous viendrons à bout de changer cette résolution.

« Obligé de marcher sur l'ennemi, la discipline et les approvisionnements de l'armée n'étaient pas les objets les plos importants dont le général fût oœupé. Maintenant ces objets sont à l'ordre.

« Nous marcherons sur Lisieux et Caen au premier ordre des députés et l'armée ennemie n'existera plus ; Caen et Lisieux se disposent à l'acceptation de la Constitution, a Je t'embrasse bien et ton épouse aussi. « Brune, d

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DEOX VICTIMES DE L'INSURBECTION LYONNAISE,

LE Oireii LtSTBUP-BEAt'VAIS ET L'ÉvtQCK LKMOUIIITT*.

(Voir pigea lOS al III.)

Lesterp-Beauvais a été condamoé avec les Girondins, lo 30 octobre 1793; Lamourette, au contraire, a été jugé sou). ie 11 janvier 17d£|. Nous avons néanmoins réuni ces deux affaires sous le même titre, parce qu'elles ont comme lien commua la résistance de Lyon. Frappés, l'un pour avoir laissé faire, l'autre pour avoir parlé, ie Député et l'Évêque ont -d'ailleurs péri tous les deux à cause de leurs attaches girondines.

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