‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 2)Chapitre 20 sur 165 · LIVRE XLl · texte numérisé non relu

LIVRE XLl

ne taire nommer directement et immédiatement par le peuple que ses députés e( le jury Dational, nous n'avons point voulu que le Conseil reçût sa mission au premier degré delà base' populaire. 11 nous a paru queTa^em- blée électorale de chaque départemeat devait nommer UD candidat pour former le Conseil et que les ministres de l'exécution, nommés agents en chef, devaient être choisis bore du Conseil , car ce n'est point à eux à en faire partie. Le Conseil est un corps intermédiaire entre la représentation et leâ ministres pour la garantie du peuple : cette garantie n'existe plus si les ministres et le Conseil ne sont séparés.

a On ne représente point le peuple dans l'exécution de sa volonté : le Conseil ne porte donc aucun caractère de représentation. S'il était élu par ta volonté générale, son autorité deviendrait dangereuse, pouvant être érigée eu représentaUon par une de ces méprises si faciles en

de l'administration générale. H ne peut agir qu'en' exécution des lois et décrf^ du Corps législatif.

Art. 66. Il nomme hors de son seinles agents en chef de l'admi nistration générale de la République.

Art. 68. Ces agents ne forment point un Conseil ; ils sont séparés, snnB rapport immédiat entre eux; ils n'exercent aucune autorité pwsonnellei

Art. 74. Les membres du Conseil, en cas de prévaricaUon, sont accusés par le Corps législatif.

Art. 75. Le Conseil eiécutif réside auprès du Corps législatif. Il a rentrée et une place séparée dans le lieu de ses séances.

Art. 76. n est entendu toutes les fois qu'il a un compte ï rendre.

Art. 77. Le Corps législatif l'appelle dans son sein en tout ou en partie, lorsqu'il le juge convenable.

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politique; nous eo avons cooclu qu'il devait être élu par les assemblées électorales, saur easuile à faire dimi> Duer par un autre mode l'existence d'un trop grand nombre de membres ; d'oti il suit que la dignité n'étant plus que dans rétablissement et non pas dans les hommes, qui se mettent toujours à la place des établissements, le Conseil, ainsi subordonné et désormais gardien sans péril des lois fondamentales, concourt à l'unité de la République par la concentration du gouvernement, tandis que cette même unité ne peut être garantie à son tour que par l'exercice de la volonté générale et par l'unité de la représentation. Heureux si de cette manière très-simple nous sommes parvenus h résoudre le problème de J.-J. Rousseau dans le Contrat social, lorsqu'il proposait de trouver un gouvernement qui se resserrât à mesure que l'État s'agrandit et dont le tout subalterne fût tellement ordonné, qu'en affermissant sa constitution il n'altérât point la constitution

Toutes ces billevesées ne trouvèrent pas dans l'Assemblée un seul homme de bon sens pour les contredû^ et en faire justice. La discussion de ce chapitre ne porta que sur des points de détail peu dignes de tixer l'attenlion et ne présenta aucun incident remarquable.

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