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une lai^ hospitalité; ils étaient logés à rancienne lotendaace, et géDéreusement dérrayés par la Muaicipalité. Il semblait qu'élanl les promoteurs du mouvement, ils dussent tenir à honneur de le diriger et de l'étendre en formant une sorte de Comité de salut public. Tandis que certains d'entre eux seraient demeurés à Caen, au centre même de l'action, les autres auraient dû s'imposer la mission de parcourir les départements circonvoisios pour obtenir des autorités constituées une adhésion résolue, un concours énergique, de nombreuses levées de volontaires. Loin de se partager ainsi la tâche, conformément an\ exigences de la situation, ces dix-sept députés ne montrèrent aucune initiative personnelle. Ils affectaient de rester en quelque sorte spectateurs des événeoients. Ils s'abstenaient d'intervenir d'une manière active et
faile présentail quelques difficultés, car, pour atteindre Ëvreuz et Caen, il Catlait Iraverser plusieurs petites villes dont les muaicipalitéi éuiect complètement dévouées aui idées raaralistes.
Lonvet arriva en Voiture, avec la compagne fidèle qu'il devait épouser peu di temps après; Guadel Gt le trajet à pied, déguisé eu prçoQ tapisiier. Pétioui qui avait élé arrêté avec Guadet le 3 juin, après avoir passé la nuit dans un champ de blé sans pouvoir Tranchir le mur d'enceinte de Paris, s'esquiva le 14, en allant, accompagné de son eendiu-.ne, dîner chez son collègue Uasufer. Il resta qaelque (empi caché dans Paris. Deai jeunes ouvrières en linge, qui ne le coaoaiBMient que par un ami commun, lui donnèrent asile pendant plusieurs jours. Qu'on lise dans les mémoires de Pétion, récemment pt^liés, les louanges qu'il se décerne peur avoir respecté la pudeur de ces deux jeaoes filles, puis qu'on rapproche de ce langage le Heit (pi'il nous a laissé du retour de Varennœ (voir tome I, p. 347}, on aura une idée complète de ce triste per»onnage qui Tut un instant ni de Puis, et qui ne senit que ridicule si sa mort n'avait pas été «Uii lamentable.
osteosible dans un- mouvement auqad ils voulaient, disaient-ils, laisser son caraclère tout local et tout populaire. Ils se déniaient le droit de parler eu nom de cette représentation nationale du sein de laquelle ils avaient été violemment arrachés; ils n'osaient invoquer ta fière maxime que le grand Corneille met dans la bouche de Serlorius :
Rome n'est plas dans Rome, elle est toute où je suis.
Ceux-ci faisaient des brochures; ceux-tà des chansons. De temps h autre ils assistaient aux délibérations des corps constitués ou allaient aux séances de la Société populaire faire quelque assaut d'éloquence avec les patriotes de la localité. A chaque pas, ils étaient arrêtés par des questions de compétence et de légalité, par des scrupules hors de saison. Barbaroux, qui écrivait quotidiennement à ses amis restés à Paris, pour les exhorter avenir le rejoindre à Gaen, était le première déclarer dans ses lettres que la réunion de tous les proscrits dans la même ville ne constituerait jamais une assemblée compétente pour faire des décrets et pour se dire la représentation de la France. « Nous ne pourrions pas, écrivait-il, former une autoritéqui ne saurait exister que dans le cas où la majorité de la Convention se trouverait réunie, mais nous pourrions du moins concerter ensemble les mesures propres à sauver la liberté, et donner à l'opinion du département un nouveau ressort, en leur présentant une plus grande masse de députés proscnts, persécutés par les tyrans de Paris '. «
4. Nous doDQOQs à la Ga de ce voluota les lettres de Bait>aroas ,
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Les représentants établis îi Caen étaient, il faut le dire, encouragés dans leur inexplicable immobilité par rËgérie de la Gironde, M"" Boland. Elle avait été la première à leur conseiller de se renfermer, sous prétexte de désintéressement, dans une abstention qui devait être si préjudiciable aux affaires du parti. Du fond de sa prison, elle avait écrit à Buzot uoe lettre où l'on sent tout à la fois respirer sa profonde tendresse pour le héros de roman qu'elle s'était choisi, son -abnégation personnelle et son culte ardent pour la liberté*. Peut-
qai forent trouvées chez Duperret après l'arreBlalion de celui-ci, lore do procès de Charlotte Corday, et opposées à W" fioland.
I . La correspondance que H. Dauban a récemment publiée prouve à quel de^ré d'eialtalion M°" Roland était arrivée dans la solitude de sa [»7goQ. Elle s'adresse tanlât i tous ses amis en général, tantôt k celui qui remplit son cœur. Elle passe sans transition du vous au toi et vice versa; parrots elle se croît à la tribune de la Convention ei rinstant d'après dans son boudoir; elle cherche !i allier l'austérité d'une Cornélie à la sensibilité d'une élève de Housseau. Elle ne réussit qn'k nous donner une triste idée de son sens politique. Non» renvoyons nos lecteurs ï l'ouvrage de H. Dauban : Éludet sur madame Roland, et nous nous contentons de reproduire le fragment le pins caractéristique de celte correspondance.
■ De l'Abbafe , le T Juillet I m.
■ Représentants du peuple dont on a méconnu les droits,
ontragè l'inviolabilité, vous avez été dans vos départements fairo entendra de justes réclamations -, ils se lèvent pour rétablir leurs droits; ce n'est pas à vous de marcher ï la tâte de leurs bataillans, TOUS auriez l'air de vous y mettre pour satisfaire des vengeances personnelles. Déjà Lacroix a répandu ici que tu viendrais avec les baiaillons et je ne doute pas que la crainte qu'inspire aui lAches ton intrépidité ne leur fasse prendre toutes les voies pour n'avoir pins ii la redouter. Ta peui leur être plus funeste où ta, es encore et avec tes aoîns persévéranlB que par les actes d'un guerrier. Je ne te dirai
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être aussi la crainte d'exposer une vie qui lui était ti chère vint -elle amollir à son insu cette âme virile et lui dit ter des résolutious qu'en tout autre temps elle eût désavouées. Toujours est-il que fiuzot et ses amis oe se conrormèreut que trop docilement aux conseils de M" Roland. Quand les fédéralistes de Normandie et de Bretagne se mirent en marche sur Paris, pas un député ne se mêla aux rangs des volontaires.^ n'était pas défaut -de courage chez les Girondins; plus d'un demeurera intrépide en face de l'échafaud; ce qui leur manquait, c'était cet énergique esprit de suite qui accepte toutes les conséquences d'une résolution une fois prise, qui va jusqu'au bout d'une entreprise une fois
Cinq semaines s'étaient ainsi écoulées en préparatife et en hésitations. Les autorités insurrectionnelles pressaient chaque jour Wimpfen de marcher sur Paris. Sa petite armée se composait de trois bataillons, parfaitement armés et équipés, fournis par les départements d'Ille-et-Vilaine, du Finistère et du Morbihan, de Six cents volontaires du Calvados, d'un nombre égal de
pas qo« l'idée de dangers noBveani, prochains et muliipliés, conirlste mon cœur et tait évanouir pour moi toate espérance; si tu devais les courir. Je serais la première ï Je féliciter de les braver, car eoBn je sais aussi comment on échappe au malheur ou comment on vient â bout de le surmonter et d'y mettre un terme. Je n'ai qu'un mot 1 dire : si tous tes collègues, après une mûre délibération, croient devoir prendre ce perti-lï, tu n'auras point de raison d'en choisir un autre. Mais j'estime que tu ne dois pas leur en donner l'exemple et qu'il est plus conforme aux principes de rester au poste où ma
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volontaires de l'Eure, et de deux ou trois cents cavaliers, des régiments eu formatioD dans le pays, qui avaient consenti h. servir la cause embrassée par leur général.
WitDpfeD se décide enQn à une démonstration oflensive; sans quitter Gaen de sa personne, il envoie en avant, avec la plus grande partie de ses troupes, un ancien oQicier, le comte Joseph de PuJsaye, qu'il a fait agréer pour son lieutenant par les autorités normandes et bretonnes. Puisaye pousse jusqu'à Évreux; mais, arrivé là, il s'arrête et demande avec insistance qu'on lui expédie des renrorts. Malheureusement il était plus facile de faire appel à l'arrière-ban que de l'obtenir. Wimpren commande pour le lundi 7 juillet une grande revue de la garde nationale de Gaen. Les troupes réunies, le général parcourt le front de bataille et invite les hommes de bonne volonté à sortir des rangs. Dixsept volontaires se présentent. Les autorités essayent de suppléer par la voie des réquisitions à cette incroyable indifférence; cette mesure extrême ne fournit encore que cent trente hommes. Ils sont aussitôt dirigés sur Évreux. Dès qu'il les a ralliés, Puisaye se met en marche vers Pacy-sur-Eure et Vemon.
Laissons-le franchir cette courte étape, et voyons quels avaient été, pendant ce temps, les préparatifs du Comité de salut public. Ils n'étaient guère plus formidables que ceux des fédéralistes. On avait organisé, comme on avait pu, deux bataillons de Paris et un bataillon de Seine-et-Oise ; on y avait joint quelques troupes de ligne et une forte escouade de gendarmes. Le commandant en chef de l'expédition était un général fort
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obscur nommé Sepher ' ; le commandant en Becond était l'adjudant général Brune, grand ami de Danton et de Camille Desmoulios, chargé par eux de sarveiller tout à la rois la marclie des opérations et l'esprit de l'armée. Quatre commissaires de la Commune accompagnaient les troupes; deux représentants du peuple, Robert Lindet et Duroy, inv^tis de pouvoirs illimités*, étaient chargés de prendre toutes les mesures que les circonstances exigeraient. Ils étaient tous les deux Montagnards, mais ils appartenaient au département de l'Eure, et l'on cCHoptait autant sur leur influence personnelle, pour amen» une prompte paciScation, que sur l'acUoa de l'armée destinée à réduire les rebelles.
I . Srpher, entré comme soldat au régimeot géoéral dragons, le 8 décembre 1773, avait été congédié le 30 man 4777. Nommé siiocessivement en 1789 souB-lieutenant de la garde nationale de la Seine, (division de ta rue Coquillifere), pais dieTde bataillon, [secdoa de la halle aux blés], il reçut le 5 juillet 4793 le grade de général de brigade pour commander l'expédition do Normandie. Général de division après le combat de Pacy, Sepher commanda en chef un instant l'armée des cAtea de Cherbourg; mais sea BUCcAa l'avaient rendu auspect. Dénoncé aux Jacobins de Paria comme entaché de modérantisme, il fut suspendu de ses fonctions de général en cbeT, k Rennes, le <1 frimaire an II, par les représentants du peuple Turreaa, Bourbotie et Prieur de la llarne. L'arrêté do suspension ne devait être levé par la Convention que le 44 messidor an IIL
t. Ces pouvoirs leur avaient été accordés en vertu àa décret ani* vant :
■ La Convention nationale décrète qne tes citoyens Lindet et Duroy se transporteront sans délai dans le département do l'Eure jiour y prendra tontes les mesures de sûreté générale qu'exigeai Isa i-jrconslances ; elle les investit a cet effet de lous les pouvoirs nécessairea i l'importance et au succès da leur mission. >
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Le 13 juillet, les deux armées s'étaieot avancées jusqu'à une très-petite distance Tuoe de l'autre. Les Parisiens étaient h Vemon, les Normands à Pacy-snr- Eure. Ces deux villes, situées, la première dans la vallée de la Seine, la seconde dans la vallée de l'Eure, sont éloignées l'une de l'autre d'environ trois lieues. Sur le sommet du plateau qui les sépare, s'étend une petite plaine encadrée de deux forêts, au milieu de laquelle s'élève .le cbàleau de Brécourt. C'était là le point stratégique important à occuper^ mais des deux côtés on hésitait à en venir aux mains. Enfin, après quelques marches et contre-marchee, et à la suite de pourpariers qui n'aboutissent pas, les fédéralistes se décident à entrer dans le château de Brécourt, puis ils poussent jusqu'aux portes de Vernon, où ils rencontrent les avantpostes ennemis. Un des commissaires civils attachés à l'armée girondine est envoyé en partemenlaire; il lève son chapeau en signe de paix, et montre la proclamation qu'il vient lire au nom des départements insurgés*. On le reçoit par une décharge de mousqneterie suivie d'une Tolée de coups de canon. La mitraille hache les branches d'une rangée de pommiers sous lesquels bivouaquait l'avaut-garde des volontaires normands. Ceux-ci s'apprêtent à riposter; mais, à ce moment, les conducteurs de l'artillerie fédéraliste, individus racolés à prix d'argent dans les cabarets de Caen et d'Ëvreux, coupent les traits de leurs chevaux et s'enfuient. La cavalerie
1. Oo trouvera aux Piéca juttificalivei le Uite niÊme de cette procUnulion, que nous, avons eu le bonheur de retrouver.
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t38 HISTOIRE DE LA TERREUR,
essaye de les arrêter ; «lie se trouve elle-même entraînée. Le reste de l'avaDt-garde, se Toyant abacdonoé, lâche fied et se disperse è travers champs. L'armée se replie alors par la route même qu'elle a suivie le matin. Dans ce désarroi général quelques coups de caooD sont tires pour couvrir la retraite j ils jettent le désordre dans les rangs des Parisiens, qui font eux-mêmes volte-face ; mais ceux-ci se rassurent bientôt en voyant fuir les Nor^ mands*; leurs bataillons se reforment et campent sur le champ de bataille. Le lendemain, trouvant la roule complètement libre devant eux, ils sonnent la victoire.
4. Il paraît qiie«lt« panique atteigDitspécJalemeni les geadarmrs qui composaient en grande partie l'avan t- garde de l' armée pari^enne. Voici néanmoios le lèUùfecit, rédigé sans (jouta par eux-mêmes, qu'ils Srent signer aux chefs de l'expédition et qu'ils s'empresser.- nt d'envoyer au président de l'Assemblée. Au milieu des exagérations et des contre-vérilés dont fourmillent toqjours les certificats de ce genre.oD y trouve certainesindicatioDEqu'ilnousapanibon de relever à l'appui de notre récit. Comme il arrive ordinairement, les fabricateurs de certiQcals rejettent les fautas qu'ils out pu commettre sur le compte d'ane prétendue trahison, et sur un gaet-apens des fédéralisles.
■ Les représentants du peuple soussignés certifient, que l'alerte da 1 S juillet auprès de Ternon était une perfidie des conjurési que lés gendarmes de la 33* division avaient donné les jours précédents des preuves de la meilleure tenue et d'une conduite ferme; qu'ils avaient profité des entrevues et des occasions qui s'étaient présentées pour inviter à la rraternité les citoyens égarés qui étaient sons les ordres de Puisaye ; qu'ils en avaient reçu des marques de réciprocité et de confiance; que le 12 quelqaea-ung de ces citoyens égarés devaient ea rendre k Ternon pour conférer et fraterniser ; qu'an lieu de suivre ce projst, ils se présentèrent en force, ï quatre heures après midi, dans fa plaine de Brécourt, avec toute leur artillerie; qu'il leur fut reprccbé qu'ils étaient des traîtres ;
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Elle était à eux en effet, car rieo ne s'opposait plus b leur marche. Le soir même ils entraient sans coup férir dans Ëvreux, que Puisaye venait d'évacuer pour se retirer sur le Calvados.
La nouvelle de ce qu'on appelait pompeusement la
victoire de Pacy fut reçue avec enthousiasme par la
' Montagne. Celle-ci fêta son triomphe par une série de
s où se retrouvent accouplés cet impérieux besoin
■ Qae tes citoyens égarés, qui avaieat élé atteodus i midi pour fraterniser, commeDcârent les hostilités;
• Que les geudarmes qui occupaîeut le chiteau de Brécourt, au nombre du 15 ou 30, furent obligés de ae replier;
a Qu'ils donnèrent avis i la municipalité de Vemon de l'arrivée dee rebelles;
■ Que ce plan de trahison dès conjurés avail été concerté ealm eus et que l'avis en était parvenu à de très-grandes distances;
■ Quel* gendanneriesemoDtra avec supériorilé; qu'aussitôt qu'elle fut réunie, elle gagna les hauteurs de Vernon, fut au cbiteau de Brécourt ;
f Que lesrebelless'étaient retirés et n'osèreat atieudre sa présence;
■ Que la gendarmerie s'est conduite avec le courage et la fermeté que l'on doit attendre des soldats de la liberté ;
■ Qne le 13 elle a rendu les plus signalés services; que le feu de (63 pièces d'artillerie a fait disparaîtra l'attroupement des rebelles;
■ Que Puisaye avec dix pièces de canon n'a pu soutenir le feu des deux pièces de la gendarmerie.
I Arrêté à Ëvreux, le 25 juillet 1793, l'an I[ de la République.
■ Dnor, R. LiNDBT, reprétentanls dupeuple; Skpbbh, général.»
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de veogeaDce qui inspire les plus Dtaises représailles et celtj sentimeotalité bucolique dont Taisaient parade, à l'instar de J.-J. Rousseau, les coryphées de la démagogie. Ud même décret décida : 1° que la maison de Buzot à ÉvreuK serait rasée, et qu'è la place il serait clevé une colonne avec cette inscription : « Ici fut l'asile du sci'térat Buzot qui, représentant du peuple , conspira la perte de la République. ■> — 2" que le retour de la liberté dans la ville d'Évreux serait célébré par le mariage de six. filles républicaines avec six républicains; que ces filles seraient 'choisies par une assemblée de vieillards de la localité, et qu'elles seraient dotées aux frais du trésor national.
I^ 16 juillet, Robert Lindet et Duroy entraient triomphalement dans Évreux. La ville était dans la stupeur, beaucoup d'habitants avaient fui ; on disait que l'armée parisienne avait perdu dix-huit cents hommes et qu'elle arrivait altérée de vengeance. Les re[H'éseniants rassurent les magistrats accourus au-devant d'eux et leur apprennent que pas uu seul homme n'a péri dans les rangs des vainqueurs', lis font ensuite afficher un arrêté pour inviter les habitants à se réunir le soir même dans la cathédrale. Les deux commissaires s'y pi-éscnlent à huit heures. L'assemblée était morne et inquiète. Robert Lindet monte en chaire, reproche à ses compatriotes leur conduite coupable, dont il a soin
1. C'est ce que dit positivement la lettre, en date du 16 juillet, ■dressée par Robert Lindet k la Convention. Od peut l'eo croire sur
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