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La Grèce, à fille illustre, adminini Ion courage, Epuiserait Paros pour placer ton image Auprès d'HarmodiuB, auprès de son ami; . Et des chœurs sur ta tombe, en une sainte ivresse, Chanteraient Némésis, la tardive déesse.
Qui frappe le méchant snr son trAna endormi.
Le Comilé de sûreté générale fil arrêter Adam Lux et l'envoya à la Force, le 28 juillet. Il languit plus de trois mois dans sa prisoD, car les démagogues, effrayés les premiers de l'efiet produit par la mort de Charlotte Corday, évitaient avec soin tout ce qui pouvait raviver sa mémoire. Adam Lux réclama vainement son jugement à plusieurs reprises*. 11 ne fut fait droit à sa demande que le !i novembre. Sa condamnation était certaine d'avance, et il monta sans crainte sur l'échafaud qui, à ses yeux, « depuis le sang pur versé le
1. Nou§ donnons ici l'une de ces lettres dans laquelle Adam Lui s'est peint lui-même :
B Au ciloyen Foucauld, juge du Tribunal révolutionnaire.
Aux priMii» de rhotel de Force, le 7 septembre 1793
■ Dans'deux petits écrits, comme vous le savez, j'ai publié mes opinions politiques, à cause desquelles je suis aux prisons depuis le S5 juillet. Ayant toujours sollicité mon jugement, je le dé^re encore plus ardemment depuis que je vois que des hommes, ou bien ou mal intentionnés, sans m'avoir jamais vu, me veulent faire passer pour un homme absolument fou. (Voyez par exemple le journal de la Montagne, n° 94.)
c D'avoirdes opinions dilTérentesdeceux qui gouvernent est peutêtre un malheur; de les publier est peut-être une iniprudenco ou un ctime ; mais serait-il une folie absolue de ae rassembler tout è taii
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17 juillet, n'était plus qu'un autel sur lequel on immole les victimes » .
André Chéoier attendit plus longtemps. On l'avait arrêté le 8 mars 1794, en raison du coura.ae qu'il avait montré, à toutes les phases de la Kévolution, pour la défense de la justice et de la liberté, et l'on inventa contre lui des crimes imagiDaires. 11 fut impliqué dans la coDspiration des prisons et condamné à mort, avec ses prétendus complices, le 7 Thermidor.
Gomme ces fleurs qui ne poussent que dans les cimetières, les témoignages d'admiration rendus à Charlotte Corday conduisaient au tombeau, mais aussi àl'inimortalilé.
à tout le moDdeT Puisque vous avez Tait mon interrag[atoire, vous jugerez sur uoe pareille imputation.
I Comme rbomme de bien ne connaît un bien plus précieux que son bonneur; et comme le républicain ne conoalt un malheur plus insupportable que celui d'être regardé commo un Fardeau inutile à la République, je demande d'6lre jugé promptement, aSn que le tribunal décide si je suis républicain ou contre-révolutionnaire, fou ou raisonnable, gage on égaré, innocent ou coupable. Car tout me paraît préférable k l'opprobre injuste et immérité d'être nourri et enfermé comme inutile, pitoyable, méprisable. Par conséquent, citoyen, je vous prie instamment de décider bientôt s'il y a lieu d'accusation contre moi, oui ou non; et, dans le premier cas, de me faire juger.
< Quelle que sait la suite de ce jugement, croyez toujours que vous m*aurez inSniment obligé
t AoAU Lux. B
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