‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 2)Chapitre 34 sur 165 · Tome vu, page · texte numérisé non relu

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). Le général Quétineau, qui commaDdait i Thouarg, avait dû rendre la place, fautede forces suffisantes pour résister. Les Vendée ds, qni le savaient suspect aux Jacobins, lui offrirent de resler parmi eui ang combattre. QuëtinBan, en homme de cœur, refusa. Dénoncé à la Convention par Tallien, poursuivi dans sa prison par le représentant GoopilJeau (de Ifontaigu), il fut déféré au tribunal révolutionnaire de Paris, condamné b mortel exécuté te 16 ventàse.

Quétineau était allé se constituer prisonnier lui-mSme, ainsi qu'en ait foi le certiGcal que lui délivra Santerre.

■ Au qutrtier général, a Tours, le 15 Juin 1793, i' de la République.

< Lt général de brigade Santerre, au prétidtnl du Comilë de lalul public de la Contention nalionate, à Parit . ■ Citoyen président, comme j'étais i l'entrée de la ville de Tour;,

Un moment, la victoire semble déserter leurs drapeaux devant Fonlenay; mais ils ne lardent pasàprendre leur revanche avec Lescure et à s'emparer de cette ville. Ces triomphes r(^pétés imposaient l'obligation d'uneorganisatioD régulière. Les chefs vendéens le comprirent et décidèrent, à la fin de mai, la création d'un Conseil supérieur donllesMvihulioas, assez mal définies, consistaient à Taire des proclamations, à prendre des arrêtés et à adresser des réquisitions pour le service des subsistances. Ce Conseil fut en partie composé d'ecclésiastiques, et c'était de bonne politique, car les prêtres avaient plus d'autorité que les chefs mêmes pour retenir, après lecombat, les paysans toujours empressésde rentrer chez eux. L'abbé Guyot de Folleville, célèbre sous le faux titre d'évêque d'Agra, en reçut la présidence ; mais l'âme de l'assemblée était l'abbé Beraier, curé de Saint-Laud d'Angers, qui, dès le début, avait prêché avec ardeur les idées de résistance, et qui devait plus tard jouer ua rôle si différent dans les négociations du Concordat.

Le Comité de salut public répondit à ces mesures

il s'est présenté a moi un particulier qui m'a dit être le citoyen Qaétiao (lie) et veDÎr, après s'être échappé des prisons de Saumur, se rendre à ma discrétioD. Je l'ai adressé à la commissioa centrale, qui lui a ordonné de se rendre k Paris accompagné d'un geodarme. Le citoyen Quétino désirant rester en état d'arrestation avec un gendarme â Paris, où il est envoyé, j'ai cm que je devais lui donner déclaration de la manière loyale et Trancbe de sa conduite, afin que, comme il la désire, vous lut accordiez la permission de rester chez Int, sous la main de la justice, avec un gendarme.

0 Le général de brigade.

Il SANTERni:. >

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d'ensemble paruoe plus grande concentration des troupes républicaines. Il en Tonna deux armées, celle des côtes de La Rochelle, dont le ressort d'action s'étendait de la Giroode à la basse Loire, et celle des côtes de Brest, qui avait son rayon militaire de Nantes à Saint-Malo. La première fut confiée à Biron, la seconde reçut pour chef Canclaux. Ils étaient tous deux officiers de l'ancien réjcime, et le dernier surtout jouissait d'une réputation justement méritée. Mais la Taction montagnarde D'en était pas encore arrivée à proscrire les généraux qui avaient le tort grave de n'être point sortis de ses rangs. Elle se réservait seulement, en Câs d'échec, la Taculié de les rendre responsables de ses propres fautes et le soin de les déférer à la justice révolutionnaire.

Sur le papier, l'armée des côtes de La Rochelle comptait environ &0,000 hommes, mais Biron aurait pu en mettre à peine le quart en ligne. A l'exception de quelques compagnies d'élite, débris des anciens régimeuts de la monarchie, ses troupes ne comprenaient que des gardes nationaux dont le personnel et le nombre variaient à tout instant. Leur temps de service achevé, ceux qui avaient acquis quelque instruction militaire rentraient dans leurs foyers et cédaient la place à des bataillons de nouvelle réquisition sans cohésion, sans tenue, et souvent sans armes. Ces soldats improvisés, arrachés malgré eux à leurs travaux, étaient au moins honnêtes. Mais quelle confiance pouvail-on avoir dans les volontaires recrutés par la Commune, 'a prix d'argent, dans Paris et amenés en Vendée par Santerre, le général du 10 août? Ivrognes, lâches et pillards, véritable rebut

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at HISTOIRE DE LA TBRltËCR.

de la population parisienae, ils ne surent mériter que le suTDom dérisoire de Héi'os à cinq cents livres. Un autre corps auxiliaire les dépassa pourtant ea atrocili^ et en brigandages ; ce fut la Légion germanique, raccolée elle aussi dans la capitale, mais parmi les réfugiés allemands ou hollandais, dont le commandement avait été donné à Weslermann '.

Pendant que Biron cliercliait à mettre un peu d'ordre dans ce chaos, les Vendéens reprennent l'offensive. Ils occupent successivement Cholet, Vihiers et Doué. Le 10 Juin, ils attaquent Saumur dont les vieilles fortifications étaient plus ijnposantes que redoutables; mais il fallait montera l'assaut, chose nouvelle pour de simples paysans. Pendant qu'ils hésitent, La Rochejacquelein, s'inspirant de Condé à Rocroy, jette son chapeau pardessus le retraochemeut en criant : « Qui va le chercher? n et bientôt la ville est prise.

Le lendemaiD, on procéda à la nomioation du généralissime et, dans cette guerre où tout était imprévu, la désiguation de l'élu ne devait pas être moins extraor-

1. Oo avait incorporé de force dans la légion germanique les maiheareuz débrU de la garde suisse échappés an inassacre du 10 aoât- Elle était administrée à Parts par un conseil composé de révotutionnaires ardents et de membres de la Commune, dont Ariacharsin ClooU avnil été nommé présideol. Us furent soupçonnés d'avoir dclourné à leur profit une partie des fonds rerais entre leurs mains pour l'équipement de la légion.

Minier, commissaire de la Commune dans ta Vendée, rendant compte de sa mission au conseil général, le 15 juin 1793, dit textuellement : < Une de nos légions dite gernumique se livre aux débaucher et aux plus grands excès. Elle est suivie de quatre cents femmes. > Monileieràa IS juin 1*93.

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