‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 2)Chapitre 36 sur 165 · LIVRE XLV. ns · texte numérisé non relu

LIVRE XLV. ns

songer à s'emparer de Nantes, et les chefs veodéens doanent le signal de la retraite. Elle se fit dans un désordre tel que les généraux républicains ne pouvaient croire à l'étendue de leur succès'. Il était surtout gros de coDséqueDces. Cathelineau représentait le génie populaire des campagnes. Il était l'âme du pieux et sombre Bocage, et le coup qui sauvait Nantes frappait la Vendée même.

La guerre n'était pas près de finir pour cela. Elle allait seulement changer de caractère et prendre des habitudes d'inhumanité dont la première responsabilité incombe à Westermann. Déjà célèbre par la façon dont il avait pilléetdévastéles églises de Belgique, ce général commandait à Saint-Maixent la légion germanique et rêvait de nouveaux exploits. Ami de Danton, convive habituel du banquier de Cock avec Hébert, Vincent et Ronsin, il était certain de ne pas être désavoué en terrorisant la Vendée.

Le 1" juillet, il se porte sur Amaillou. Sous prétexte de « venger les bons patriotes de Parthenay auxquels on n'a laissé que les yeux pour pleurer, et de leur remplacer les objets qu'ils ont perdus, n il livre ce village au pillage et y fait ensuite mettre le feu. Le lendemain, c'est le tour du château de Clisson, demeure de Lescure. « Il n'est pas resté une pierre sur l'autre, n écrit Westermann ; « partout les brigands fuient devant moi et j'irai les voir à Châtillon, après avoir brûlé le château de La Rochejacquelein. » Il ajoute

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