LIVRE XLV
confié à Kléber la direction provisoire de t'armée. Au même moment, Ghalbos tentait une diversion sur Cbfttillon. Un combat heureux au Houlio-aux-Chèvres, le 9 octobre, lui livre cette ville; mais quand il veut, le 11, eoDtÎDuer sa marcbe sur Mortague, il se heurte au gros de l'armée vendéenne et est obligé de reprendre en désordre la route de Bressuire. L'imprudence de Westermann, acquitté à Niort et récemment réintégré dans son commandement ', avait causé tout le mal. Furieux d'avoir été une seconde fois battu à Chàtillon, il ne tarde pas à ^econnaUre le petit nombre de ceux qui le poursuivent, et conçoit le projet de faire volte-face et de reprendre la ville par un coup de main hardi. Il rallie donc quelques centaines de hussards et autant de grenadiers qu'il fait monter en croupe, renverse tout sur son passage et surprend à son tour les Vendéens assoupis et ivres d'eau-de-vie. Ce fut un horrible massacre, où l'on n'épargna ni les femmes, ni les enfaols, et que l'incendie termina le leademain.
Pendant que Chfltillon brûlait, la division de Mayence reprenait sa marche et les Blancs évacuaient Mortagne, pour se masser à Ctioiet. Kléber et Lescure se trouvèrent de nouveau en présence, le 15 octobre,àla hauteur du château de la Tremblaye. On se battit de part et d'autre avec acharnement, et la victoire balança toute la journée; mais vers le soir, L«scure ayant reçu une blessure mortelle à la tâte, l'avantage resta aux Bleus.
Le moment était solennel. Par suite de nouveaux