Moniteur du i9 août
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ouverte et Garteaux pouvait communiquer avec l'année d'Italie.
La déroute de Saloo, coïncidant, avec Vépuisemeot (les vivres, jeta l'épouvante dans Marseille et rendit le courage aux jacobins, ils se trouvaient en majorité, tout au moins en nombre, dans plusieurs sections, etcommeocèrent h insinuer que la proclamation de la constitutioa et la déchéance des administrations contre-révolutionnaires étaient les seuls moyens d'apaiser la Convention. Ce langage per6de était d'autant mieux fait pour monter les têtes qu'il semblait plus raisonnable à une population affolée par la crainte de la Tamine. En présence de ces excitations, la Commission déparlemeoiale sentit qu'elle devait raffermir son autorité, et demanda aux sections de nommer un comité de sùrelé générale composé de cinq membres et investi de pouvoirs illimités. La mesure aurait été excellente, si la Commission avait elle-même résigné son mandat; mais l'existence de deux conseils indépendants et rivaux, au moment où l'unité d'action devenait une impérieuse nécessite, créait comme à plaisir des occasions de récriminations .et de conflits.
Le désaccord ne se fit pas attendre et l'audace des jacobins s'en accrut d'autant. Déjà ils avaient plusieurs Tois parcouru les rues en armes, quand le bruit se répand, le 23 août, que le Comité de sûr^ générale a ouvert des négociations avec le commandant de la flotte anglaise. Il s'agissait de demander la libre circulation des blés achetés à Gênes. Les partisans delà Montagne prétendent qu'on veut au contraire livrer la
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