LIVRE XLV. S
paria el SaJicetti instituèrent un tribunal rérolutionnaire dont le président et l'accusateur public, incarcérés après ie 31 mai, se trouvaient de la sorte avoir à juger leurs adversaires politiques. Un emprunt forcé de quatre millions frappant tous les commerçants formait le complément de ces actes de rigueur.
Ces mesures parurent encore trop douces à la Convention. » La nation, disait Danton dans la séance du 31 août, vient de donner une grande leçon à l'aristocratie marchande dans la personne des Marseillais. Il faut que cette leçon ne soit pas perdue ; il faut que ceux qui ont conquis Marseille à la liberté soient récompensés; il faut que les commerçants, qui ont vu avec plaisir l'abaissement des nobles et des prêtres, dans l'espérance de s'engraisser de leurs biens, et qui aujourd'hui désirent la contre-révolution avec plus de perfidie, soient abaissés; il faut nous montrer aussi terribles envers eux qu'à l'égard des premiers*. »
Cette motion est accueillie par des applaudissements, et le Comité de salut public est chargé, séance tenante, de déterminer le mode de partage entre les patriotes de Marseille des biens des contre-révolutionnaires qui les ont opprimés'. C'était l'inauguration du système général