LIVRE XLV. tS
rait entrer dans une flme française. Qu'il nous soit permis œpendant de rap^ieler que la résistance à l'oppression était considérée comnie un droit par ia CoDsti- (utioQ elle-même et, qu'après avoir épuisé les voies légales, t'interreotioD anglaise était la dernière chance de salut des Touloaais. 11 est certain, d'ailleurs, qu'ils n'auraient jamais ouvert leurs portes sans l'engagemeol écrit et répété de l'amiral Hood de rendre à ta paix les vaisseaux et le matériel qu'on lut confiait. Les îoulonais furent im[mident5, sans doute, de traiter avec UD général sans mandat défini : coupables même de livrer, dans leur intérêt particulier, les forces qui leur avaient été remises pour la défense générale. Mais ils furent les premiers trompés et les premiers punis. Quant ï la prémédita tien, elle n'a jamais existé; nous l'avoDs démontré. Si, au dernier moment, le drapeau de la monarchie couvrit ia défection, on ne saurait, oublier que les représentants autorisés des sections, librement consultées, avaient stipulé le maintien du drapeau tricolore.
Vin.
Dans les premiers jours d'ao&t, les troupes de la Convention, rassemblées k Bourg, recevaient l'ordre de se mettre eu marche sur Lyon. Les habitants de celle ville étaient prêts à résister, grâce aux remarquables travaux exécutés pour sa défense par un habile ingénieur, enfant du pays. Bordé par le Rhône, tra-