LIVRE XLT. tu
Il était difficile de teoir loDglemps en suspicion un homme aussi populaire que Dabois-Grancé et, le 19, Barère aouoDce à la Convention que le Comité de salut public a trouvé la conduite des représeotants irré- [HYKbable. Cela ne suffit pas à Dubois-Crancé : il veut encore glorifier ses actes. Plusieurs de ses collègues essaient de le soutenir, mais les partisans de Couthon interviennent.
— « Je ne m'oppose point à la levée du décret d'arrestation, objecte Clauzel, pourvu que Dubois ne soit entendu qu'après l'arrivée des autres commissaires. »
— a Je ne veux, répond Dubois-Crancé, accuser personne. Je dirai seulement , à l'égard de nos collègues absents, qu'arrivés les derniers, ils ont voulu avoir l'honneur d'avoir tout fait. La France enUère me croit coupable ; il faut que je me justifie. Puisque la Convention ne veut pas entendre ma défraise, je la prie d'ordonner qu'elle sera imprimée. »
Puis, de dénoncé se faisant dénonciateur, il ajoute: « l'apporte à la Convention une pièce bien importante, datée du 17 août, postérieurement au décret «ODtre Lyon; c'est un arrêté signé individuellement de 20,000 Lyonnais, qui prouve leur rébellion contre la Convention et contre la France entière. Tous les signataires sont les plus rtcbes de Lyon. J'ai calculé que le
«t Gânthiar, représentants du peuple pris de l'armée de la République, maintenaDt dans Lyon, seront mis en état d'arreststion el amenés i Paria. Les scellés seront mis sur leurs papiers.
Signé BU registre : Billaad-VareDaes, Barère, Hérault. Collot d'Herbois, Robespierre et Saiat-4asl.
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us HISTOIRE DE LA TEBBEUR.
séquestre des biens de ces traîtres donnerait à peu près pour deux milliards de propriétés à la nation. Je propose que ce monument de honte pour les Lyonnais soit déposé aux Archives, qu'il soit imprimé et les signataires poursuivis. »
Ces paroles achèvent la justification de Duboifi- Crancé et produisent l'elTet qu'il en attendait, n Je demandée Dubois-Grancé, interrompt Billaud-Varennes, s'il a laissé une copie de cette pièce aux représeutaDts restés à Lyon, afin qu'ils puissent connaître les traîtres, les poursuivre et se saisir de leurs biens, s
— « Cette pièce m'a para si importante, répond Dubois-Crancé, que je n'ai pas voulu m'en dessaisir. Durant le siège, je l'avais mise dans un lieu sûr afin que, dans le cas où j'aurais été tué, elle pût parvenir à U Convention. Au surplus, je demande, comme Billaud, qu'il en soit envoyé une copie à mes collègues qui sont à Lyon. » La Convention ne pouvait hésiter et, comme toujours, ce sont les vaincus qui sont destinés à payer les frais de la réconciliation de leurs persécuteurs».
Les plaintes du Comité de salut public avaient produit leur effet et, le 16 octobre, Gouthon, ChàteauneuF- Randon et Maignet lui écrivaient : « Nous vous avons mandé que les scélérats qui avaient tenté une sortie avaient presque tous été tués ou pris. Nous avons dit la vérité et nous ne voyons pas ce qui a pu vous faire croire qu'ils s'étaient portés vers la Lozère et sur Toulon.