Moniteur du Ht octobre
Ils Q'ea ont jamais pris la route. Soyez tranquilles, rassurez laConveatioD; ses principes sont les DÔtr^, sa rigueur est daos aos âmes*. »
lis avaient en eOet pris toutes les mesures que les passions révolutionnaire et les circonstances pouvaient exiger. Lyon avait été mis en état de siège, ses habitants étaient désarmés, la municipalité déchue au 29 mai venait d'être rétablie, et le club central des jacobins avait repris ses réunions. Quant aux coupables, une commission militaire, instituée pour juger les rebelles pris les armes à la main, deux commissions de justice pt^ulaire, chargées de statuer révolutïonnairement, l'une à Lyon. la seconde à Feurs, sur ie sort des autres criminels politiques, indiquaient assez haut, qu'au dedans comme au dehors, les vengeances des montagnards se trouvaient assurées. Une seule chose avait échappé aux représentants; ils n'avaient pas soQgé h détruire Lyon. Mais, comme ils récrivirent au Comité de salut public, la lecture du décret du 15 octobre les pénétra d'admiration.
Pour exécuter les ordres de la Convention, il Tallait de l'argent et des bras. Les représentants Trappèrent une contribution de six millions sur les riches, et chargèrent la municipalité de requérir, jusque dans les départements voisins, les ouvriers nécessaires. On vit alors revenir les pâtres de la Lozère rt de l'Auvergne, armés cette fcHs de pioches au lieu de piques, mais toujours avec leurs sacs*.