‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 2)Chapitre 80 sur 165 · LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC ET LES GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC ET LES GÉNÉRAUX

Au moment où les proscriptions de la majorité montagnarde allaient soulever dans les départements UD vaste mouvement de résistance, les progrès de la coalition étranjf^re devenaienl plus menaçants ; le péril s'aggravait de toutes parts sur les frontières, dans le Nord comme aux Pyrénées, aux Alpes comme sur le Rhin.

Nous savons déjà qu'à la mort de Dampierre* le Comité de salut public avait appelé Cusline au commandement de l'armée du Nord. Quand il arriva des bords dir Rhin, le camp de Famars venait d'être levé et les troupes républicaines s'étaient retirées à Bouchain, laissant Valenciennes et Condé complètement investis. Il était impossible de tenter un effort sérieux, pour dégager ces deux villes, avec des soldats découragés et mal armés. Custine, d'ailleurs, n'en eut pas le temps,

' t. Tome TI, page 79.

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ayant dû se rendre â Paris, an commeacemeot de juillet, afÎD d'y répondre de sa cooduite. Vaincue par la famine, la place de Condé succomba la première et ouvrit SCS portes au prince de Cobourg, le 12 juillet. Le 28, Vaienciennos capitule à son tour. Là, du moins, la résistance était glorieuse. Soixante-dix jours de blocus et quarante-trois jours de bombardement n'avaient pu abattre le courage de ses dérenscurs; la garnison était réduite de moitié, quand elle mit bas les armes, sur la prière des habitants, au moment où deux lai^ brècht's, pratiquées dans les remparts de la ville, rendaient une plus longue résistance impossible.

Dans ce temps de défiance aveugle, tout général vaincu était nécessairemeot suspect, et Ferraod, qui commandait la citadelle de ValencieoDes, fut enfermé à l'Abbaye. Il n'en sortit qu'au bout de treize jours et obtint, à grand'peine, la faveur de demeurer en état d'arrestation à son domicile, sous la garde de deux gendarmes. Ce qui motiva cet adoucissement fut moins la valeur de sa conduite, que la recommandation du représentant Cochon, qui rappela fort à propos que son intervention l'avait empêché d'être arrêté, par Dumouriez, avec les autres commissaires de la Convention'.

Après la prise de Coudé et de Valenciennes, la position du camp de Bouchain n'éluit plus tenable. Pour échapper îi un échec certain, le général Kilmaine, qui remplaçait provisoirement Custine, se replia derrière la

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