LIVRE XL VI
Sur la frontière de l'Est, !e siège de Mayeoce, commencé dès le mots d'avril, allait bientôt se terminer par la prise de la villes Sa garnison comptait environ ââ,000 hommes. C'étaient pour la plupart de jeunes recrues dont la discipline était loin d'égaler l'ardeur ; mais elles avaient des chefs excellents et, avec des généraux tels qu'Aubert-Dubayet, Doyré, Kléber et Meunier, stimulés par les représentants Merlin (de Thionville) et Rewbell, la défense ne pouvait être que glorieuse et elle le fut en réalité.
Malheureusementlesressources des assiégés n'étaient pas à la hauteur des efforts des assaillants. Le roi de Prusse attachait une grande importance à la prise de Mayence. Il avait fait venir de Hollande un parc d'artitlerie considérable et s'était installé, avec sa garde, sur la rive gauche du Rhin, pour mieux surveiller la marche des opérations. Dès la Gn de juin, la position des assiégés était critique. Ils manquaient de boulets de calibre et de fûinrage. La destruction des moulins du Rhin, en empêchant la mouture des grains, acheva de rendre la situation intolérable. Surtout, aucune nouvelle, aucun secours ne venaient du dehors. Beauharnais, à l'armée du Rhin, Houchard à celle de la Moselle, avaient dû avant tout réorganiser leurs troupes et, quand le premier se mit en