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tution qu'il dirige cette fois ses attaques ; il lui reproche d'avoir multiplié les articles pour assurer la plus grande liberté à l'exercice de la propriété, d'avoir omis d'en déterminer la nature et la légitimité, enQo de n'avoir pas assigné les droits d'autrui pour limite au droit de propriété : « Votre déclaration, ajoute-t-il, paraît faite nOD pour les hommes, mais pour les riches, pour les accapareurs, pour les agioteurs et pour les tyrans. »
Pour réformer les vices de cette déclaration, Robespierre propose de consacrer les vérités suivantes :
« La propriété est le droit qu'a chaque citoyen de jouir et de disposer de la portion des biens qui lui est garantie par la loi.
« Le droit de propriété est borné, comme tous les autres, par l'obligation de respecter les droits d'autrui.
« Il ne peut préjudicier ni à la sûreté, ni à la liberté, ni à l'existence, ni à la propriété de nos semblables. Toute possession, tout traâc qui viole ce principe, est illégal et immoral. »
Passant h la théorie de l'impôt, il se déclare par* tisan de l'impôt progressif. Il n'y a pas, suivant lui, un principe plus évidemment puisé dans la nature des choses et dans l'éteruelle justice ; il propose de le consacrer en ces termes : « Les citoyens dont les revenus n'excièdent pasce qui est nécessaire à leur subsistance doivent être dispensés de contribuer aux dépenses publiques, les autres doivent les supporter progressivement, suivant leur fortune.
<i Enfin, dit-il, le comité a encore absolument oublié de proclamer les devoirs de la fraternité qui unissent
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tous les hommes et toutes les nations, et consacrent leurs droits à une mutuelle assistance. Il parait avoir ignoré les bases de l'éterDeile alliance des peuples contre les tyrans. On dirait que votre Déclaration a été faite pour un troupeau de créatures humaines parqué sur un coin du globe, et non pour l'immense famille à laquelle la nature a donné la terre pour domaine et pour séjour. »
Pour remplir cette lacune, voici les quatre articles ([ue Robespierre voulait ajouter à la Déclaration des droits :
« Art. 1". Les hommes de tous les pays sont frères, et les différents peuples doivent s'entr'aider selon leur pouvoir comme les citoyens d'un même État.
II Art. 2. Celui qui opprime une nation se déclare l'ennemi de toutes.
« Art. 3. Ceux qui font la guerre à un peuple pour arrêter les progrès de la liberté et anéantir les droits de l'homme doivent être poursuivis par tous, non comme des ennemis ordinaires, mais comme des assassins et des brigands rebelles.
« Art. k- Les rois, les aristocrates, les tyrans, quels qu'ils soient, sont des esclaves révoltés contre le souverain de la terre, qui est le genre humain, et contre le législateur de l'univers, qui est la nature. »
A Robespierre succède Saiot-Just. Son discours n'est, la plupart du temps, qu'un long amas de lieux communs revêtus de formes dogmatiques, de phrases souvent vides de sens, de maximes oii apparaissent pêlemêle les vérités et les erreurs déposées par J.-J. Rousseau dans son Contrat social. La seule partie remnr-