LIVRE XXXVIII
de DOiQiuer ellet-méme les membres qui devaient la composer. . Cetle élection eut lieu le 20 au soir. La liste présentée par la Gironde passa tout entière à une grande majorité. La Plaine , toutes les fois qu'on procédait au scrutin, assurait la victoire k la droite. Malheureusement il n'en était pas toujours de même lorsque l'on votait par assis et levé. Sept des Douze appartenaient à la Gironde proprement dite : Boyer-Fonfrède, Rabaul^ Saint-Etienne, Kervélegan, Boileau, Mollevaut, Henri Lartvière, Bergoeing. Quatre autres étaient d'une nuance luoins tranchée : Sainl-Martin Valogne, Gomaire, Bertrand (de rOme) , Gardien. Enfin le dernier, Viger, siégeait depuis quelques jours seulement à la Convenu tion. On l'avait choisi justement a cause de cette posi^ tionneutre que lui donnait sa récente arrivée *.
Aussitôt qu'ils ont avis officiel. de leur nomination j' les Douze se rassemblent; ils annoncent, par une lettre adressée au président de la Convention, qu'ils acceptent la mission dont la confiance de l'Assamblée les a honorés- Us font afficher dans Paris le décret du 18, suivi d'un appel à tous les citoyens de la capitale et des départements, pour qu'ils aient à transmettre à un des membres de la Commission les renseignements qu'ils pourraient avoir sur les complots tramés contre la Convention.
1. Noua avons retrouvé la minute du procès-verbal de dépouillement du scrutin auquel donna lieu la nomination de la commission des Douze; le ntunbre des volants était de 325. Fonfrède est â la télé de la liste avec 197 voii. L'avant-dernier, Bergoeing, en a 175. Gardien n'en a que 104. Viennent ensuite les candidats de la Montagne, qui ne réunissent que 98 à 63 voix. Les principaux étiiient Heaulle, Levasseur(delaSarthe), Ricord et Mathieu.
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aSO HISTOIRE DE LA TERBECR.
Au bas de cette affiche, ils apposent leur signature et indiquent lear adresse, se présen(ant ainsi à découvert aux poignards des assassins.
Les séances des 21 et 22 mai furent assez paisibles. On s'y occupa exclusivement de la ConslitutioD et des matières de finances.
Le 23, une oombreuse députation de la section de la Fraternité se présente à la barre. Gomme trois jours auparavant, elle a à sa tête l'intrépide Royer-Collard , qui dénonce courageuseoient les réunions que semble protéger la Commune, et dans lesquelles s'élaborent les projets les plus sinistres. Aux termes du procès-verbal dressé par la section de ta Fraternité, les conciliabules se tiennent à la mairie; ils sont présidés tantôt par un administrateur de police, tantôt par le maire. La section avait envoyé des commissaires à cette réunion, sans savoir quel en était le but. D'après le rapport de ces commissaires, les assemblées tenues dimanche 19 mai et lundi 20, et composées de délégués des comités révolutionnaires, ont agité de faire une journée du 10 août, qui serait suivie d'un 2 septembre; on devait arrêter, à un jour et une heure convenus, vingt-deux membres de la Ccavention, les égorger, et publier ensuite qu'ils avaient émigré. A la vérité, dans la séance de lundi, le maire, qui présidait ce jour-là, s'était opposé à ce que ces propositions Tussent reproduites, et avait déclaré qu'il romprait l'assemblée si elles étaient mises en délibération. La section a arrêté que ce procès-verbal serait apporté par une députation à la Convention nationale , imprimé et envoyé aux quarante-sept autres sections, et qu'expé-
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