LIVRE XXXIX
l'eafanteoient, une constitution populaire eo sera le fruit, et contre elle se briseront les efforts impies des brigands couronnés, de nos ennemis extérieurs etintérîeurs. Le moment approche où le peuple en masse les écrasera par sa puissance et sa majesté.
« Estimables citoyeas» l'absurdité des calomnies répandues contre Paris couvre de honte ses ÎDTenteurs; la Convention nationale vient encore de vous venger en décrétant que Paris, qui a fait tant de sacrifices pour faire triompher la Révolution, a bien mérité de la patrie. Non, elle ne disparaîtra pas du globe, cette illustre cité qui, dans les décombres de la Bastille renversée par soa courage, a retrouvé la charte de nos droits. Elle les a reconquis, elle défendra son ouvrage, et Paris, sous l'empire de la liberté, deviendra plus brillant qu'il ne le fut jamais sous le sceptre du despotisme.
« Vainement les aristocrates, les royalistes, les fédéralistes essayent de nous diviser, nous jurons de rester unis; nous serons, pour ainsi dire, agglutinés dans le sein de la République une et indivisible, et les orages de la Révolution ne feront que resserrer les liens de famille qui unissent les Parisiens à leure frères des départements. »
Après un pareil discours il n'y avait plus qu'à inviter la députation aux honneurs de la séance. Grégoire n'y manque pas. Mais avec la députation se précipite dans la salle une foule de citoyens qui , suivant l'expression du Moniteur t se confondent fraternellement avec les membres du côté gauche. L'introduction de cette cohue dans l'enceinte réservée aux députés ex-
cite l'indignation d'une grande partie de l'Assemblée.
V Nous protestons, s'écrient plusieurs membres de la droite, contre toute délibération dans l'éfat où se trouve la Convention; elle n'est pas libre, »
La force de la vérité arrache au montagnard Phélippeaux cette exclamation : « Afin de ne pas donner matière à calomnier les décrets de l'Assemblée, je demande que le président invite les pétitionnaires à se retirer. »
Un autre montagnard, Levasseur {de la Sartbe), propose un expédient qui semble laisser à la Convention sa liberté en maintenant tacitement la pression qu'exercent sur elle les affîdés des Jacobins.
H Afin, dit-il, de ne pas interrompre les délibéralions, j'invite les députés de la Montagne h. passer au côté droit; leur place sera bien gardée par les pétilionnaires. »
Les Montagnards se hâtent d'opérer le mouvement stratégique commandé par Levasseur, et les pétitionnaires s'établissent en masse sur les gradins de la gauche.
L'impression de l'adresse présentée par les délégués de la Commune est alors mise aux voix et, naturellement, adoptée.
Les positions étaient prises; l'investissement de l'Assemblée était complet; Barère demande la parole au nom du Comité de salut public, et l'obtient immédialement de Mallarmé qui a repris le fauteuil.
Il propose un décret ainsi conçu :
(I La Convention nationale, après avoir entendu le