‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 3)Chapitre 188 sur 205 · Ètes-vous patriote î B. a Oui, citoyen · texte numérisé non relu

Ètes-vous patriote î B. a Oui, citoyen

D. « N'auriez-vous pas aimé mieux être prince dans l'ancien régime?

R. B Non, sûrement.

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D. u Yolre papa ne vous a-t-il jamais dît qu'il serait roi?

R. « Jamais.

D. « Vous parlait-il en bien de la Révolution?

R. « Oui, toujours.

D. « Il vous disait donc bien aimer la liberté et l'égalité?

R. Il Oui, citoyen.

. D. V Fréquentait-il quelques aristocrates dans la maison de votre père?

R. u Non, citoyen.

D. H Les domestiques, tous tes gens de votre maison ne vous parlaient-ils pas beaucoup de l'aristocratie?

R. u Aucun ne m'en parlait.

D. « Vos maîtres vous parlaient-ils de la liberté et de l'égalité?

R. H Non, ils me donnaient souvent les bonnes nouvelles.

i). « De sorte que vous n'avez jamais entendu parler du projet qu'il ftillait un roi?

R. u Non, jamais.

D. » Aimeriez-vous mieux le titre de princç que celui de citoyen ?

R. u J'aime mieux celui de citoyen.

Il Plus n'a été interrogé.

« Lecture faite, etc. ; et a signé avec nous :

« Alphonse-Léodgard-Maillet cadet, président; — — GiRAUD, accusateur public; — E. Cbompbë, greffier du Tribunal. »

Il L'an second de la République française, et le 8 mai 1793, à 9 heures du matin, le président du Tribunal criminel du département des 6ouches-du-Rbâne, séant à Marseille, s'est transporté, en compagnie de l'accusateur public et du greffier dudit tribunal, en la paroisse de Saint-Thomas, et, en vertu d'un décret de la Convention nationale à la date du 16 avril, il a mandé venir du fort Notre-Dame-de-la-Garde le citoyen Orléans-Montpensier cadet, y transporté et détenu en vertu de ce môme décret du 16 avril, et, constitué ledit citoyen Orléans- Hontpensier cadet, le président a ainsi commencé l'interrogatoire :

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Le PflésiDENT. « Votre nom, citoyen î

R. a Aatoine ^aKté.

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