Ètes-vous patriote î B. a Oui, citoyen
D. « N'auriez-vous pas aimé mieux être prince dans l'ancien régime?
R. B Non, sûrement.
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OTES. 4W
D. u Yolre papa ne vous a-t-il jamais dît qu'il serait roi?
R. « Jamais.
D. « Vous parlait-il en bien de la Révolution?
R. « Oui, toujours.
D. « Il vous disait donc bien aimer la liberté et l'égalité?
R. Il Oui, citoyen.
. D. V Fréquentait-il quelques aristocrates dans la maison de votre père?
R. u Non, citoyen.
D. H Les domestiques, tous tes gens de votre maison ne vous parlaient-ils pas beaucoup de l'aristocratie?
R. u Aucun ne m'en parlait.
D. « Vos maîtres vous parlaient-ils de la liberté et de l'égalité?
R. H Non, ils me donnaient souvent les bonnes nouvelles.
i). « De sorte que vous n'avez jamais entendu parler du projet qu'il ftillait un roi?
R. u Non, jamais.
D. » Aimeriez-vous mieux le titre de princç que celui de citoyen ?
R. u J'aime mieux celui de citoyen.
Il Plus n'a été interrogé.
« Lecture faite, etc. ; et a signé avec nous :
« Alphonse-Léodgard-Maillet cadet, président; — — GiRAUD, accusateur public; — E. Cbompbë, greffier du Tribunal. »
Il L'an second de la République française, et le 8 mai 1793, à 9 heures du matin, le président du Tribunal criminel du département des 6ouches-du-Rbâne, séant à Marseille, s'est transporté, en compagnie de l'accusateur public et du greffier dudit tribunal, en la paroisse de Saint-Thomas, et, en vertu d'un décret de la Convention nationale à la date du 16 avril, il a mandé venir du fort Notre-Dame-de-la-Garde le citoyen Orléans-Montpensier cadet, y transporté et détenu en vertu de ce môme décret du 16 avril, et, constitué ledit citoyen Orléans- Hontpensier cadet, le président a ainsi commencé l'interrogatoire :
vil. ^9
Le PflésiDENT. « Votre nom, citoyen î
R. a Aatoine ^aKté.