‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 3)Chapitre 71 sur 205 · LIVRE XXXV · texte numérisé non relu

LIVRE XXXV

colonnes ou sautant des galeries, péDètrent dans l'enceinte réservée aux députés. Cette masse compacte se présente à l'une des portes de la salle. Les sentinelles de garde veulent s'opposer à la sortie de Marat. Une rixe est sur le point d'éclater; on court chercher l'officier commandant, qui arrive avec l'expédition du décret qu'il vient de recevoir. Mais on recoonatt que, dans leur empressement, le président de ta Convention et le ministre de la justice ont oublié de signer, o Ce n'est qu'un chifToQ de papier, disent au représentant de la force publique les amis de Marat; prenez garde devons rendre coupable d'une arrestation illégale. »

Étourdi des clameurs qui éclatent autour de lui et craignant d'engager sa responsabilité, l'officier laisse passer Marat, qui va se cacher dans sa cave habituelle. Une fois en sûreté, il adresse à la Convention une lettre dans laquelle il la brave et lui déclare qu'il regarde le décret rendu contre lui comme l'effet d'une conjuration liberticide*. Cette lettre arrive au commencement de la séance du 13 avril. Après en avoir écouté patiemment la lecture, la Convention passe à l'ordre du jour et donne la parole au rapporteur du Comité de législation, Delaunay jeune.

A peine celui-ci a-t-il lu quelques lignes de son exposé, qu'il est violemment interrompu par la Mon-

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