‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 3)Chapitre 72 sur 205 · Cette lettre se trouve in extemo au Moniteur, n · texte numérisé non relu

Cette lettre se trouve in extemo au Moniteur, n

tagne. « Je detnaocle, s'écrie BeataboIIe, que le rapport ne soit pas fait par les ennemis deMarat. — Je déclare à l'Assemblée, répond Delaunay, que le rapport a été lu en entier au Comité de législation et qu'il a été approuvé à l'unanimité. »

La Convention avait renvoyé à l'examen de son ■Comité non-seulement la dénonciation de Guadet, mais ■encore toutes celles qui avaient été faites antérieurement contre Marat, et qui, depuis plus de quatre mois, s'étaient accumulées dans les cartons du Comité. C'est pourquoi l'acte d'accusation portait tout à la fois et sur l'adresse 'des Jacobins et sur plusieurs pacages du journal de Marat. Guadet n'avait lu que le commencement de l'adresse, Delaunay la lit tout entière ; puis il rappelle le numéro du journal de Marat, en date du 5 janvier, dénoncé par Chabot comme attentatoire à la dignité de l'Assemblée, celui du 25 février, où VAmi du peuple prêchait ouvertement le pillage des boutiques d'épiciers; ■ceux enfin où le député de Paris provoquait à la dicta- ■ture, à l'émeute, et demandait deux cent cinquante mille têtes. Le rapport concluait au renvoi de Marat devant tie Tribunal révolutionnaire.

Au moment même oii Delaunay descend de la tribune, un grand nombre de Montagnards se lèvent et s'écrient : « Si l'adresse des Jacobins est coupable, nous le sommes aussi. Nous l'approuvons, nous sommes prêts à la signer. David, Thuriot, Dubois-Crancé , Camille Desmoulins s'élancent vers le bureau du président, et apposent leur signature au bas de la pièce incriminée. Leur exemple est suivi par une centaine de députés. Les

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