‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 4)Chapitre 119 sur 200 · L'ARRESTATTOS DES COMMISSAIRES DE LA CONVENTION · texte numérisé non relu

L'ARRESTATTOS DES COMMISSAIRES DE LA CONVENTION

La lettre que Dumourieza écrite le 12 au président de ta CoDventioD est remise le 14 à Bréard, qui occupe

A. Au inoraent où nous allons dérouler aux yeux de nos lecU^urs iM diverses pbasfs de la défection de Dumouriez, nons devons leur raire connaître a quelles sources nous avons puisé les éléments de

Jusqu'à présent les historiens n'tvaient à leur disposition que les J/émoiret de Dumouriez et les JUénutirei tiré* de» papier» d'un homme d'État. Ce dernier ouvrage ne doit ttre consulté qu'avec beaucoup de circonspection, car ce n'est qu'un perpétuel mélange de docuroenls vrais et de documents apocryphes. Uu reste, en ce qui regarde l'épisode qui nous occupe, il ne fait qu'analyser les mémoires de DuRwuriez. Or ces mémoires, ai intéressants et souvent si véridiquea dans d'autres parties, sont pleins ds lacunes, de réticences et de coDtradiclions, aussitôt que le général commence a raconter ses négociations avec Cobourg. Dumouriez les a écrits dans les premiers mois qui saivirent sa rébellion. A chaque ligne on sent, d'un c^té, qu'il ne veut rien dire de désagréable aux puissances il lu solde desquelles il se trouve désormais; d'un autre côté, qu'il vent se grandir devant l'opinion publique, paraître avoir tout prévu et n'avoir succombé dans son entreprise que par une série d'incidents qu'il n'était pas en son pouvoir de prévenir. Il dénature les foits, transpose les dates et ne se souvient mftme plus qu'il existe, pour le convaincre

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luomenlâDément le fauteuil. Celui-ci, rien qu'en y jctaol les yeux, en comprend toute l'importance. Il s'abstient de la lire à l'Assemblée et se hâte d'aller la porter luiuiéme au Comité de dérense générale. Elle y cause une immense sensation. Sera-t-elle le lendemain communiquée publiquement à la Gonvention, ou bien restera-l-etle ensevelie dans le seJa du Comité? Telle est la question sur laquelle s'engage aussitôt te débat.

Bréard insiste pour la lecture afm de dégager sa responsabilité ; son opinion est appuyée par Barère et Robespierre, mais vivement combattue par Lacroix et Danton. Ces deux, derniers déclarent que Dumouriez est indispensable au salut de l'armée et qu'il serait de la dernière imprudence d'engager une lutte ouverte avec le général en cbef de l'armée du Nord au moment où il doit pourvoir à tous les embarras d'une retraite sous le

do mensonge, des pièces officielles imprimées au Votùteur du tan^s et souvent revdtues de sa propre signature. En effet, ea lisant attentlvennent le Journal ogiciel. en se reportant pour certains incidents aux débats qui eurent lieu devant le tribunal révolutionnaire lara da procès des généraux et ol^cicrs condamnés comme complices de la révolte, .il est facile de se convaincre que la vérité n'ost pas dans les .Vémoires de Dumouriez. Hais où est-elle T

Elle ne peut élre dans les rapporta officiels adressés par Dumouriez au ministre de la guerre, car il se serait bien gardé i'j Ciire la confidence de la nature et de Ja portée des communications incessantes qu'il entretenait avec l'étaUmajor autrichien. Hais si le général français avait ï se racher de son supérieur, il n'en était pas de même du prince de Cobourg vis-à-vis de l'Empereur. Le général autrichien devait à son souverain la vérité, toute la \érité, rien que la vérilé. C'était donc à Vieime qu'il fallait la chercher. Nous avons demandé au gouvernement nutricliieri qull nous fût permis d'exploror les archives du miuistère de la guerre. Grftce à la bienveillante

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